Blogue Pierre Houde | Deux coups bien réussis!

Max Domi n’a pas mis de temps à se faire de nouveaux amis dans la Métropole. (Getty)

Au cours de la plus récente période estivale, le directeur général Marc Bergevin a procédé à deux transactions qui ont généré beaucoup de réactions chez les amateurs. On a analysé en long et en large le départ des joueurs échangés, ainsi que l’apport de ceux obtenus pour l’avenir de l’équipe. Bien peu d’observateurs avaient cependant évalué convenablement l’impact immédiat des deux joueurs établis acquis dans ces échanges.

 

Pierre Houde | RDS

Collaboration spéciale

 

À la mi-novembre, Max Domi occupait le dixième rang des marqueurs de la Ligue nationale, à égalité avec John Tavares, Claude Giroux et Mitchell Marner. Il était à peine quatre points derrière un certain Connor McDavid!

 

Tomas Tatar, lui, était le deuxième pointeur de son équipe, derrière Domi. Il avait décoché 52 tirs en direction des gardiens de but adverses, joué en moyenne près de 17 minutes par match aux cotés de Phillip Danault et Brendan Gallagher, et ce, la plupart du temps, contre les meilleurs trios adverses.

 

Pas mal, M. Bergevin, dites-vous ?

 

Il ne fait aucun doute que les départs d’Alex Galchenyuk et Max Pacioretty ont soulevé certaines inquiétudes jusqu’à ce que le Canadien amorce son camp d’entraînement et, ensuite, son calendrier régulier. Dans le cas de Pacioretty, il y avait non seulement la perspective de se départir d’un marqueur potentiel de 40 buts, mais aussi de laisser filer le capitaine de l’équipe, un ambassadeur hors-pair pour la franchise, un joueur qui n’en finissait plus de dire à quel point lui et sa famille aimaient Montréal.

 

Dans le cas de Galchenyuk, on savait qu’on libérait un joueur à risque sur le plan personnel, mais aussi qu’on perdait les services d’un talent naturel au-dessus de la moyenne, d’un athlète capable d’exploser à tout moment sur le plan offensif.

 

Mais le virage souhaité par la direction du Tricolore était beaucoup plus défini qu’on ne le croyait et le côté individualiste de ces deux joueurs ne correspondait plus vraiment au plan de relance. Ce qui était difficile à mesurer, c’était la valeur des actifs obtenus en retour. Si les acquisitions du jeune Nick Suzuki et d’un choix de deuxième ronde en 2019 ont été saluées unanimement dans le cadre de la transaction Pacioretty, celle de Tomas Tatar semait le doute. Quant à Domi, on ne savait pas vraiment quoi penser, honnêtement, de ses vraies capacités générales.

 

Un défi inspirant pour les deux

Après une vingtaine de matchs, il est devenu clair que les deux nouveaux attaquants du Canadien ont rapidement trouvé un défi à la hauteur de leurs ambitions à Montréal et que le changement de décor leur a grandement été bénéfique.

 

Domi a du talent, on le savait tous. Mais visiblement, il devait évoluer dans un marché comme celui de Montréal pour qu’il en vienne à éclore de la sorte, pas dans un marché éteignoir comme celui de l’Arizona. Que voulez-vous, il a de qui retenir : son père, Tie, adorait les feux de la rampe et les réflecteurs ! Son fils a sans l’ombre d’un doute les mêmes gênes, mais avec des habiletés nettement supérieures. Par ailleurs, sa bourde commise aux dépens d’Aaron Ekblad, qui lui a value de rater tout le calendrier préparatoire, aura eu un effet de levier important sur son niveau d’engagement à compter du premier match régulier.

 

Tatar, quant à lui, cherchait une niche prête à l’accueillir et, surtout, à lui donner des responsabilités à la hauteur de ses capacités. Les Red Wings, en reconstruction, et les Golden Knights, déjà tissés serrés, ne lui offraient rien de tel. Le Canadien, lui, cherchait désespérément du renfort à l’aile et en attaque. Ç’a été un mariage heureux dès le départ! Le numéro 90 est redevenu le joueur créatif, explosif et résilient que l’on avait connu à ses belles années à Detroit.

 

Armia, le troisième bon coup ? 

Il est vraiment malheureux que le geste irréfléchi et antisportif de Brendan Smith, des Rangers, ait sorti Joel Armia de la formation pour six à huit semaines. Avant de tomber au combat, au début novembre, il trouvait de plus en plus sa place dans l’échiquier de Claude Julien et il était au cœur même des progrès rapides du jeune Jesperi Kotkaniemi.


Le trio des Finlandais, complété par Artturi Lehkonen, donnait au Canadien une excellente troisième combinaison en attaque et une occasion de bien répartir le temps de jeu pour l’entraîneur. Acquis en retour de l’ex-espoir Simon Bourque, le numéro 40 pourrait s’avérer un excellent troisième coup de la part Marc Bergevin s’il revient en pleine forme en 2019.

 

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