Hockey Le Magazine

David Savard s’est élevé dans la tempête

Le Québécois David Savard a pris part aux 40 parties des Blue Jackets jusqu'ici cette saison. (Photo Getty)
Le Québécois David Savard a pris part aux 40 parties des Blue Jackets jusqu'ici cette saison. (Photo Getty)

David Savard se considère privilégié. Béni par les Dieux du hockey, va-t-il jusqu’à dire. Contrairement à la plupart de ses coéquipiers, il a su éviter les blessures depuis le début de la saison. Il en a profité pour élever son jeu d’un cran et solidifier son poste à la ligne bleue des Blue Jackets.

 

Simon Bédard - @simonbedard17

 

Au moment d’affronter le Canadien, mercredi soir, au Nationwide Arena, Savard aura 40 matchs à son actif depuis le début de la saison. Considérant toute l’épidémie de blessures dont ses coéquipiers ont été victimes depuis octobre, c’est énorme. « Avec la vague de blessures que nous avons eue en début de saison, c’est toujours plaisant de pouvoir être dans la formation partante à tous les soirs, mentionne-t-il à Hockey Le Magazine. En début de saison, nous avons eu de la difficulté à prendre notre rythme. Après tout, ce n’était pas juste des gars de rôle [role players] qui étaient blessés, mais bien des gros morceaux de notre club. Je n’enlève rien à nos jeunes qui ont bien fait et qui nous ont permis d’être dans le coup pendant plusieurs parties, mais en bout de ligne, il nous manquait ce petit edge nécessaire pour pouvoir l’emporter. »

 

À titre indicatif, le Québécois est le défenseur des Blue Jackets qui a disputé le plus de parties depuis le début du calendrier. Il est à égalité au premier rang de son club avec les attaquants Jared Boll et Ryan Johansen. Rien à voir avec Mark Letestu (12), Brandon Dubinsky (14), Artem Anisimov (16) et Boone Jenner (20), qui sont au nombre des joueurs ayant subi les caprices de Dame Malchance au cours des derniers mois.

 

Comme le veut le proverbe « le malheur des uns fait le bonheur des autres », le numéro 58 a tiré profit de cette situation pour s’implanter à Columbus. Pour confirmer que son rendement en séries éliminatoires, l’an dernier, n’était rien d’un feu de paille. « En arrivant au camp d’entraînement, les dirigeants ont décidé de faire comme en séries éliminatoires l’an dernier et de me jumeler à Jack Johnson, note l’arrière de 6 pi 2 po et 219 lb. Ça m’a grandement aidé à continuer de m’améliorer et à gagner en confiance. Avec toutes les blessures, ils ont dû changer les paires pour essayer d’équilibrer tout cela un peu, mais depuis quelque temps, je suis de retour avec Jack et ça va super bien. C’est plaisant de jouer à ses côtés, car à mon avis, c’est l’un des bons défenseurs de la ligue. »

 

Après 40 rencontres, l’ex-défenseur du Drakkar de Baie-Comeau et des Wildcats de Moncton vient au deuxième rang des défenseurs chez les Jackets avec un temps d’utilisation moyen de 22:43 par partie et totalise déjà 16 points (7-9). Seul son différentiel de -10 vient porter ombrage à ce début de saison du tonnerre. « Le but de tout jeune hockeyeur est d’être sur la patinoire le plus souvent possible, rappelle le jeune homme de 24 ans. Cela dit, c’est certain que c’est plaisant et que c’est bon pour la confiance. Plus j’ai la chance d’être employé dans toutes les situations, plus c’est le fun et ça me donne une petite dose d’énergie supplémentaire. Le personnel d’entraîneurs a confiance en moi et me fait jouer pas mal, donc je ne peux pas vraiment me plaindre jusqu’ici cette année. »

 

Lentement, mais sûrement

 

Les Blue Jackets, qui affronteront le CH, demain soir, n’ont plus rien à voir avec ceux qui avaient plus l’air d’un club de la Ligue américaine qu’autre chose en octobre dernier. Lentement, mais sûrement, les blessés reviennent et le club commence à jouer à la hauteur de son talent. « Depuis le début décembre, nous allons de mieux en mieux, analyse Savard. Nous avons même connu le meilleur mois de décembre de l’histoire de l’organisation [10-1-1], si ma mémoire est bonne. Lors de nos deux derniers matchs, nous avons moins bien joué, mais ce sont des choses qui arrivent au cours d’une saison et c’est de bon augure pour la suite des choses. »

 

Les Blue Jackets seront à surveiller d’ici la fin de la saison, eux qui possèdent tous les outils nécessaires pour jouer les trouble-fêtes. On l’a vu l’an dernier lorsqu’ils ont connu une fin de calendrier incroyable, avant de causer beaucoup d’ennuis aux Penguins en première ronde des séries. En autant qu’ils évitent les blessures, bien évidemment. « C’était frustrant, c’est certain, se remémore le principal intéressé. Ce n’est jamais plaisant de perdre d’aussi gros morceaux en aussi peu de temps. Nous étions dans le coup chaque soir, mais lorsque tes meilleurs éléments n’y sont pas, c’est toujours plus difficile de gagner. La ligue est tellement compétitive que la ligne est mince entre une victoire et une défaite. En connaissant un aussi bon mois de décembre, nous nous sommes rapprochés d’une place en séries et je crois encore en nos chances. »

 

Même s’ils viennent de subir la défaite à leurs deux dernières sorties, les hommes de Todd Richards montrent une fiche de 5-4-1 à leurs 10 derniers matchs. Ils auront une fois de plus l’occasion de mesurer leur progression lors de la visite du Tricolore, qui occupe présentement le quatrième rang de l’Association Est avec 55 points. « Ça va être un gros challenge pour nous, conclut-il. Le Canadien est l’un des meilleurs clubs de la LNH cette saison et ça va être un défi qui va nous permettre de constater où nous en sommes rendus en tant qu’équipe. Nous devons revenir sur le droit chemin. Je m’attends à un très bon match de hockey entre les deux formations. »

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