Du haut des gradins | Aucune raison de ne pas venir à la Place Bell

Les joueurs du Rocket méritent de meilleures assistances à la Place Bell cette saison. (Photo Rocket)
Les joueurs du Rocket méritent de meilleures assistances à la Place Bell cette saison. (Photo Rocket)

J’ai profité du séjour de trois parties dans l’Ouest canadien du Canadien, cette semaine, pour aller faire ma visite habituelle à la Place Bell, mardi soir, afin d’assister au duel entre le Rocket de Laval et les Marlies de Toronto. Si le club-école du Canadien semble enfin prendre son ère d’aller sur la glace, on ne peut en dire autant des assistances lors des matchs locaux.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Ceux qui me connaissent bien savent que je suis un fervent défendeur du Rocket. J’appuie la venue du club-école du Canadien à Laval depuis l’annonce officielle, à l’hiver 2016, et en tant que rédacteur en chef de Hockey Le Magazine, j’ai rapidement tissé un lien étroit entre le magazine et l’organisation lavalloise.

 

Lors de l’an un du club, la saison dernière, la réponse des amateurs a drôlement étonné en dépit des déboires de la formation sur la patinoire. On a beau parler de l’effet nouveauté, de l’effet curiosité, n’empêche que les clubs de la Ligue américaine disputent à peu près le même nombre de matchs que ceux de la Ligue nationale. Rendu au mois de mars, alors que le Rocket était déjà éliminé de la course aux séries éliminatoires, les amateurs auraient bien pu décider de faire l’impasse sur la dernière portion du calendrier.

Mais non! Ils étaient toujours présents à la Place Bell, si bien que l’organisation a attiré entre 5000 et 6000 partisans en moyenne en 2017-2018. Chapeau à toute l’équipe, d’ailleurs, qui a fait un travail de moine pour donner une véritable identité à cette équipe et créer un sentiment d’appartenance déjà bien visible autant à Laval… qu’au Centre Bell!

 

Voilà qui nous amène à hier soir, un mardi soir lors duquel le Canadien jouait dans l’ouest du pays, à Edmonton plus précisément, sur le coup de 21h. La neige? N’en parlons même pas. Lorsque j’ai quitté pour me diriger vers la Place Bell, vers 17h, elle était pratiquement toute fondue.

 

Le Rocket revenait à domicile après avoir connu un voyage de trois rencontres fructueux sur les patinoires adverses. De plus en plus, l’effet « Joël Bouchard » commence à se faire sentir et, surtout, les joueurs commencent à être récompensés pour leurs efforts en engendrant des points au classement.

 

Malgré tout, malgré ce vent d’optimisme qui s’abattait sur Laval au cours de l’été, les assistances déçoivent à la Place Bell depuis le début de la saison. L’an dernier, jamais n’avait-on enregistré des foules de quelque 3000 partisans. Mardi soir, lors de la visite des Marlies, c’était déjà la troisième fois qu’on annonçait pareille assistance depuis le début du calendrier.

 

Pourtant, l’édition 2018-2019 des Lavallois ne ressemble en rien à celle de l’an dernier.  On a la chance, ici dans la région de Montréal, d’avoir du hockey de la Ligue américaine de haut niveau. L’expérience client est très jeune et dynamique et, sur la patinoire, cette gang de jeunes loups travaille d’arrache-pied. On en a eu la preuve, mardi soir, dans ce gain de 6-2 contre le club-école des Maple Leafs, qui avait gagné les 12 matchs précédents face à au Rocket.

 

Certains diront que je prêche pour ma paroisse, mais un fait demeure: les jeunes espoirs du Canadien méritent qu’on viennent les épier davantage. Cette saison, il n’y a plus d’excuses pour ne pas bifurquer vers la Place Bell de temps à autre.  On a entendu assez longtemps afin d’avoir le club-école du Tricolore dans notre cour qu’on doit maintenant en profiter.

 

Tiens, tiens… Le Rocket reçoit la visite des Baby Islanders, les Sound Tigers de Bridgeport, vendredi soir, à Laval. Le Canadien, lui, sera en congé et il sera encore dans l’Ouest canadien. Puisque ce sera un vendredi soir, on est en droit de s’attendre à une meilleure foule à la Place Bell. Une belle occasion de venir juger du spectacle par vous-même!

 

Il y a présentement aucun vidéo de disponible.

Social