Simon Després reviendra plus fort, ici ou ailleurs

Le Québécois Simon Després est passé par toute la gamme des émotions sur le plan personnel, ces derniers mois. (Getty)

Simon Després aurait bien le droit de broyer du noir et de s’apitoyer sur son sort par les temps qui courent. Après tout, ça n’a pas nécessairement été rose pour lui depuis quelques mois. Il a dû vaincre ses démons reliés à des symptômes post-commotion cérébrale, ce qui a finalement incité le directeur général des Ducks, Bob Murray, a racheté les 4 dernières années de son contrat de 5 ans et 18,5 millions $, vendredi dernier. 

 

Simon Bédard - @simonbedard17

 

Mais c’est tout le contraire qui se produit dans la vie du Québécois. Présent à un match de l’Impact de Montréal au Stade Saputo, il y a quelques jours, Després semblait serein et bien dans sa peau. On insiste ici sur le « bien dans sa peau », car ceux et celles qui le connaissent plutôt bien savent que ça n’a pas toujours été le cas depuis qu’il a effectué ses débuts dans la Ligue nationale, en 2011-2012.

 

Si, au début de la soirée, il ne semblait pas trop vouloir revenir sur les plus récents développements entourant le rachat de son contrat, Desps s’est mis à se confier davantage au fur et à mesure que la soirée progressait. Ç’a commencé par le repêchage d’expansion des Golden Knights, qui se déroulait au même moment, puis sur son entraînement estival, qu’il a quelque peu modifié cet été. 

 

Déjà, le simple fait qu’il soit de retour à l’entraînement estival sur une base quotidienne est un signe encourageant pour quelconque formation de la LNH désirant le mettre sous contrat. Il a expliqué s’entraîner avec une famille russe, qui a pris sous son aile plusieurs combattants de la MMA et David Lemieux, pratiquement chaque jour de la semaine. Cette famille, qui comprend entre autres une femme spécialisée en powerskating et un gardien de but russe de qualité, le soumet à des exercices assez exigeants, beaucoup plus que la plupart des autres groupes d’entraînement de Montréal et des environs, selon ses dires.

 

Il faut dire que le jeune homme de 25 ans s’est joint à ce groupe au sommet de son art, lui qui a passé la totalité de la dernière saison dans l’entourage des Ducks même s’il n’aura pris part qu’à un seul match (deux périodes et des poussières) avec l’équipe. Lorsque le DG Bob Murray a affirmé, au tout début de la dernière saison, l’avoir placé sur la liste des blessés à long terme pour des raisons personnelles, le numéro 47 a rapidement été oublié des amateurs de hockey québécois. 

 

Mais pas de ceux des Ducks, qui pouvaient le croiser à chacun des matchs des leurs au Honda Center, de même qu’à toutes les activités communautaires de la formation. Sinon, Després, qui n’a plus de cellulaire, de câble et de réseau Internet à la maison afin de se retrouver et de se refaire une santé mentale, passait le plus clair de son temps à faire du hike en Californie, à pratiquer le yoga, à lire plus d’une centaine de livres ou à dessiner des manga

 

Écouter sa petite voix intérieure

 

Un moment donné, pendant que l’Impact tentait tant bien que mal de remporter le match aller de la finale du Championnat canadien l’opposant au Toronto FC, Simon Després m’a dit une phrase qui m’est restée marquée à la mémoire. Une phrase qui en dit long sur l’exigence du calendrier de la LNH sur le corps des joueurs, mais aussi sur la prudence et l’intelligence dont il aura su faire preuve au cours des ces mois plutôt difficiles. 

 

« Il ne fallait pas que je joue [l’an dernier], a-t-il dit. Moi, je le savais. Ce qui aurait pu me tuer, ce sont les 100 matchs et quelque qu’on doit jouer par saison, avec les pré-saisons et les séries éliminatoires. Je regardais tous les matchs des Ducks en séries et je me disais que si je n’avais reçu qu’une mise en échec, j’aurais peut-être été fini. J’aurais probablement dû prendre ma retraite. »

 

Ce n’est pas rien. Surtout à 25 ans, alors qu’on a été un choix de première ronde (30e choix au total des Penguins en 2009) et qu’on est encore rempli de promesses. Mais maintenant, je vous l’assure, Després est de retour à 100% de son art. Il n’a jamais été aussi bien, souriant et motivé à l’idée d’effectuer un retour au jeu.

 

Rétabli, motivé et prêt à aller de l’avant

 

Le natif de Laval est persuadé qu’il foulera les patinoires professionnelles la saison prochaine. Peut-être pas celles de la LNH, mais n’importe où ailleurs. D’ailleurs, lorsque je lui ai demandé s’il allait participer à une activité caritative qui aura lieu le 19 août prochain, il m’a répondu du tac au tac qu’il allait déjà être parti en vue de son camp d’entraînement.

 

Car à ses yeux, il n’a jamais été aussi heureux, bien physiquement et déterminé à faire taire les sceptiques. Selon lui, le fait qu’il n’ait disputé qu’un match depuis octobre dernier, combiné au fait qu’il ait pris beaucoup de temps pour s’entraîner et se retrouver soi-même, sera ô combien bénéfique pour la formation avec laquelle il s’alignera en 2017-2018.

 

Pour l’heure, l’ancien des Penguins et des Ducks pourrait bien s’exiler vers l’Europe dans quelques semaines. Selon lui, ce serait le meilleur moyen de retrouver son synchronisme, tout en prouvant à quelconque formation de la LNH qu’il peut encore aider un club.

 

Mais si une équipe du circuit Bettman décidait de lui soumettre une offre à compter de samedi, l’ex-défenseur étoile des Sea Dogs de St. John, dans la LHJMQ, assure qu’il l’écouterait attentivement. Car il est important de rappeler que Després désire à tout prix renouer avec la LNH et connaître la carrière qui lui a toujours été promise.

 

Reste à voir ce que l’avenir réserve à Simon Després, un défenseur bourré de talent qui, malheureusement, a toujours dû jongler avec de nombreux obstacles hors-glace. Principalement en raison des nombreuses commotions cérébrales dont il a été victime à un trop jeune âge, qui ont fini par mener à d’autres barrières un peu plus délicates.

 

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