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Du Québec à la LNH: Frédérick Gaudreau

Frédérick Gaudreau (Getty)

Le numéro 89 des Predators de Nashville, Frédérick Gaudreau, a connu un parcours peu commun, mais nettement dessiné par la détermination de réaliser son rêve: celui de jouer dans la Ligue nationale. Entrevue avec le Québécois de 24 ans, qui a joué son hockey mineur dans l’Association de hockey mineur Bromont.

 

Le Bromontois a surmonté plusieurs épreuves durant son cheminement au hockey avant d’en arriver à chausser les patins en finale de la Coupe Stanley, en juin dernier. Celui qui n’a jamais été repêché dans la LNH se rappelle entre autres lorsqu’il a été retranché de l’équipe bantam AA.

 

« Tous mes amis avaient été sélectionnés dans l’équipe, confie-t-il. Cette épreuve plutôt difficile m’a permis d’en apprendre un peu plus sur moi, sur ce dont j’étais capable, ce qui m’a permis de regagner en confiance par après. »

 

Puis, lors de son passage chez les Cantonniers de Magog, dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec (LHMAAAQ), Gaudreau a connu sa première blessure, lors des séries éliminatoires.

 

« Les médecins croyaient que je ne jouerais sans doute plus au hockey. J’ai finalement réussi à passer à travers et je suis revenu au jeu la saison d’après », affirme-t-il.

 

Bien qu’il ait porté fièrement les couleurs des Cataractes de Shawinigan et des Voltigeurs de Drummondville, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), l’attaquant n’a jamais eu le plaisir d’entendre son nom lors d’un repêchage printanier.

 

« C’est un peu ça mon parcours; quelques épreuves et déceptions, mais lorsque je regarde en arrière, force est d’admettre que je ne serais pas rendu là où je suis sans toutes ces épreuves », mentionne-t-il avec sagesse.

 

Souvenirs d’enfance

 

Penser que quelques déceptions et embûches mineront la détermination de Gaudreau serait mal le connaître. Ce dernier se rappelle bon nombre de souvenirs et moments marquants vécus lors de son passage dans le hockey mineur.

 

« Je garde de très bons souvenirs du Tournoi pee-wee de Québec. Un autre moment important de ma carrière : notre victoire à la Coupe Memorial, à Shawinigan. C’était vraiment spécial avec tous les gens de Shawi présents », se souvient le numéro 89.

 

Pour le Québécois, sa famille et ses proches ont contribué à ses succès en ayant une influence positive, malgré les défis auxquels il a dû faire face.

 

« Je n’avais pas vraiment d’idoles, de personnalités connues auxquels je m’identifiais. C’était davantage ma famille ; mes frères, ma sœur, mes parents. Je me suis inspiré un peu de chacun d’entre eux », dit Gaudreau.

 

Lorsque le rêve devient réalité

 

Frédérick Gaudreau a reçu l’appel rêvé de tous le 21 octobre 2016 : les Predators avaient besoin de ses services.

 

« Les Predators disputaient deux matchs de suite, se rappelle le jeune homme. Pendant le premier match, des joueurs quittaient la rencontre, victime d’un empoisonnement alimentaire. J’ai donc joué mon premier match à Nashville, contre les Penguins. Puis, le lendemain, je retournais à Milwaukee. Tout s’est fait rapidement. »

 

S’en sont suivis quelques allers-retours entre Milwaukee et Nashville pour Gaudreau, lui qui a disputé neuf rencontres en saison régulière, en plus de huit en séries éliminatoires.

 

« Je pense que les séries de la coupe Stanley comptent parmi les plus beaux moments pour un joueur de hockey. De la gagner c’est certain que ça aurait été encore plus beau, mais quand même, juste de se présenter à l’aréna chaque jour et de jouer pour le plus gros évènement de hockey au monde, c’est vraiment une belle expérience », dit l’ailier, non sans fierté.

 

La recette du succès : persévérer et vivre le moment présent

 

Frédérick Gaudreau adopte cette philosophie depuis le début de sa carrière, n’ayant jamais abandonné son désir de percer dans la LNH malgré les nombreuses épreuves.

 

« J’ai toujours eu cette passion pour le hockey, dit-il. Pour moi, il n’y avait aucune raison d’abandonner parce que j’aimais ce que je faisais. La passion l’emporte toujours, peu importe les épreuves qui sont mises sur notre route. »

 

Avec son expérience, le hockeyeur a deux conseils pour ceux qui souhaitent emprunter le même chemin.

 

« Fais ce que tu aimes et apprécie simplement le moment présent, conclut la révélation des séries 2017 chez les Preds. C’est la seule chose sur laquelle nous avons plein contrôle. D’apprécier lorsque tu embarques sur la patinoire ou un souper avec des amis, en famille. Mais surtout, fais-le pour une seule raison: parce que tu aimes ça. »

 

Les textes de la section Hockey mineur sont une gracieuseté de Hockey Québec, via Marie-Joël Desaulniers et Katherine Harvey-Pinard.

 

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