Aucun doublé depuis 19 ans!

Steve Yzerman a soulevé la coupe et mérité le trophée Conn-Smythe à l’issue des séries de 1998.
En 1998, les Red Wings de Detroit ont remporté la coupe Stanley pour la deuxième année consécutive en balayant les Capitals de Washington, en finale. Depuis, aucune formation n’a réussi un doublé. Qu’est-ce que les Wings avaient de si spécial pour accomplir pareil exploit?

 

Raphaël Doucet

rdoucet@ovationmedias.com

@raphdoucet

 

« On n’avait rien de vraiment spécial, mais nos défaites en 1995, en finale de la Coupe Stanley contre le New Jersey, et en 1996, en finale de l’Ouest contre le Colorado, nous ont motivés, explique le Québécois Martin Lapointe, un acteur clé du doublé. Je me souviens qu’après que les Devils nous aient balayés, Steve Yzerman m’a dit qu’il était tanné de perdre ! On dit souvent qu’il faut perdre, avant de gagner, ou encore que c’est dans la défaite que l’on apprend. Ç’a été le cas pour nous. »

 

Dix-sept joueurs ont participé au doublé des Red Wings, qui ont vaincu les Flyers d’Eric Lindros en quatre matchs, en 1997, pour mettre fin à une disette de 42 ans sans titre !

 

Ces 17 joueurs étaient des vétérans et des jeunes, des vedettes et des joueurs d’énergie fort utiles. Les gars avaient frais en mémoire les déceptions de 1995 et 1996. Ils formaient un groupe uni et étaient prêts à aller à la guerre ensemble.

 

Les vétérans Viacheslav Fetisov, âgé de 39 ans en 1998, Igor Larionov, 37, et Larry Murphy, 36, étaient en fin de carrière, mais ils étaient assez doués et, surtout, assez intelligents pour contribuer de façon significative. Capitaine Yzerman, lui, avait 32 ans et savait exactement quoi dire et quoi faire pour mener sa troupe à la victoire.

 

De leur côté, Brendan Shanahan (29 ans), Sergei Fedorov (28), Nicklas Lidstrom (27) et Kris Draper (26) étaient en plein cœur des meilleures années de leur carrière.

 

Parmi les jeunes, Tomas Holmstrom, Vyacheslav Kozlov, Darren McCarty, Kirk Maltby et le gardien Chris Osgood avaient tous 25 ans. Ils apportaient la passion et la fougue de la jeunesse, tout en étant assez vieux pour se conformer au système de jeu du légendaire entraîneur-chef, Scotty Bowman.

 

De son côté, Martin Lapointe avait 24 ans et pouvait faire mal à ses adversaires tant avec une mise en échec percutante qu’un but à un moment opportun. Il en a marqué neuf lors des séries de 1998, un derrière le meneur du club, Fedorov. L’une des réussites de Lapointe a donné la victoire aux Wings dans le quatrième et dernier match de la finale.

 

Jouait-il, à ce moment, le meilleur hockey de sa carrière ? « Je crois que oui, répond celui qui a récolté 27 points en 41 matchs lors du doublé. Je dois toutefois donner crédit à mes entraîneurs, qui me faisaient drôlement confiance et qui me plaçaient dans des situations pour que je réussisse. J’étais surtout utilisé avec Igor Larionov et Brendan Shanahan, deux joueurs très talentueux que je complétais bien. »

 

Yzerman dominant

 

Le seul changement notoire dans le noyau des Wings s’est passé devant le filet: Mike Vernon, gagnant du trophée Conn-Smythe en 1997, a laissé sa place à son adjoint, Chris Osgood.

 

Osgood a bien pris la relève (16-6, 2 jeux blancs, 2,12 et ,918), mais a été devancé par Steve Yzerman dans la course au joueur par excellence, lui qui a récolté 24 points (6-16) en 22 matchs, avec une fiche de +10.

 

Lapointe se considère privilégié d’avoir côtoyé un aussi grand joueur que Stevie Y. « Il fait assurément partie des plus grands leaders avec qui j’ai joués, avoue celui qui a disputé 8 de ses 14 saisons à Detroit. Steve ne parlait pas beaucoup, mais quand il convoquait une réunion de joueurs, tu peux être certain que tout le monde l’écoutait  ! En plus, c’était le gars le plus en forme de l’équipe et il prêchait toujours par l’exemple sur la glace. »

 

La force des ailes rouges, c’est que pendant qu’Yzerman, Fedorov, Holmstrom, Kozlov, Larionov et Shanahan remplissaient le filet adverse, leur personnel offensif de soutien – réunissant Draper, Lapointe, Maltby, McCarty, Doug Brown et Joe Kocur – dérangeait sans retenu. Non seulement ces joueurs étaient-ils intenses et robustes, ils savaient jouer au hockey.

 

« Pour nous, c’était un énorme plus de pouvoir obtenir du pointage secondaire de nos troisième et quatrième trios, estime Lapointe, aujourd’hui directeur du développement des joueurs du Canadien. Prends, par exemple, un gars comme Joey Kocur. Il était d’abord et avant tout reconnu pour se battre, mais lors de nos deux conquêtes, il a très bien joué et a réussi cinq buts. »

 

Tiré de l’édition d’avril de Hockey Le Magazine, un spécial séries éliminatoires 2017 de la LNH, qui est présentement disponible en kiosque et sur application mobile. Bonne lecture à tous et à toutes!

 

 

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