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Du Québec à la LNH: Alexandre Alain

Photo Getty
 

Le joueur de centre du Rocket de Laval, Alexandre Alain, frappe à la porte de la Ligue nationale. S’il franchit cette prochaine étape, il revêtira l’uniforme le plus prestigieux aux yeux des hockeyeurs québécois : celui du Canadien de Montréal.

 

Les textes de la section Hockey mineur sont une gracieuseté de Hockey Québec, via Marie-Joël Desaulniers et Patrick Marineau.

 

Avant d’en arriver là, l’athlète se remémore son parcours dans les rangs mineurs, au cours duquel il a joué pour les Gouverneurs de la Rive-Nord, dans la région de Québec. Avec le recul, il constate que ses années dans les rangs pee-wee AA et bantam AA ont été formatrices pour lui.

 

« Le hockey mineur, c’est à partir de là qu’on se développe et qu’on bâtit nos amitiés. Encore aujourd’hui, j’ai plusieurs amis avec qui j’ai joué au hockey mineur à Québec », explique le numéro 27 de la formation lavalloise.

 

L’amitié, oui, mais il retient aussi l’influence positive qu’ont eu ses différents entraîneurs sur son parcours, qui a fait de lui le joueur qu’il est devenu après des centaines d’heures passées sur la glace de l’aréna de Sainte-Foy et des autres patinoires de la Vieille Capitale.

 

« Les Gouverneurs de la Rive-Nord sont une bonne association de hockey mineur et ça paraissait: les résultats étaient là pour chaque équipe, peu importe le niveau. Les entraîneurs ont réussi à développer de bonnes personnes et de bons joueurs », poursuit-il à propos de cette équipe qui dessert l’arrondissement de Sainte-Foy et Sillery.

 

En entrevue, Alexandre Alain revient souvent sur la notion du plaisir de jouer au hockey. Pas seulement dans les rangs mineurs, mais aussi lorsqu’on atteint les ligues professionnelles.

 

« Si tu veux continuer longtemps, il faut avoir la flamme et la passion. Si le hockey est une corvée pour toi à l’âge de 10 ans, lorsque tu auras 20 ans, tu ne seras plus capable de jouer. À Québec, on mettait beaucoup l’accent là-dessus », se rappelle celui qui s’inspire du style de jeu de Patrice Bergeron, des Bruins, lui aussi originaire de la région de Québec.

 

Avec le recul, le jeune homme de 22 ans constate que c’est lorsqu’il est pleinement conscient du plaisir que lui procure le hockey qu’il excelle sur la glace. Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier est aussi un ingrédient de la réussite du hockeyeur qui a été récompensé du trophée Marcel-Robert, remis au joueur-étudiant de l’année dans le circuit junior majeur québécois en 2017-2018, alors qu’il portait les couleurs de l’Armada de Blainville-Boisbriand.

 

À l’âge de 15 ans, Alain a vu sa carrière chez le Blizzard du Séminaire Saint-François être stoppée pendant cinq mois en raison d’une tumeur située derrière sa moelle épinière. L’opération pour enlever la tumeur a été un succès et le jeune homme croit que cet épisode l’a rendu plus fort mentalement.

 

« Des fois, la vie ne tient qu’à un fil et il faut vraiment vivre le moment présent et en profiter au maximum, car on ne sait jamais ce qui va arriver », conclut-il.

 

Raison de plus pour avoir le même bonheur à jouer au hockey que lorsqu’on avait huit ans…

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