Notre sport national, notre passion: Emmanuel Auger

 

Bien avant d’obtenir un rôle percutant dans la télésérie à succès District 31, sur les ondes de Radio-Canada, Emmanuel Auger a incarné le rôle de François Pétel dans la série Lance et Compte. Un rôle marquant pour celui qui a pu vivre, par le biais de son personnage, le rêve de la Ligue nationale. Entretien avec un véritable passionné de hockey qui mord à pleine dent dans la vie!

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Simon Bédard Emmanuel, es-tu un amateur de hockey?

Emmanuel Auger Un énorme fan de hockey! L’hiver, lorsque je sais qu’il y a un match en soirée, ma journée débute mieux. Dans ce temps-là, lorsque les devoirs des enfants sont terminés et qu’ils s’apprêtent à aller se coucher, je peux m’installer pour regarder une partie et ça me détend. Habituellement, ça stresse et ça énerve les gens, mais ça fait l’effet contraire sur moi. Quoiqu’en séries éliminatoires, c’est probablement autre chose, mais bon ! J’aime beaucoup le hockey. C’est une passion et c’est notre sport national. Chez les Québécois, c’est viscéral. J’aime beaucoup regarder le hockey, surtout en gang. C’est rassembleur!

 

SB Tu as un horaire plutôt chargé avec tes nombreux projets et tes obligations familiales. Quelle place le hockey occupe-t-il dans ta vie?

EA Je ne suis pas du genre à enregistrer une partie si je ne suis pas capable de la regarder, car je trouve que c’est quelque chose qui doit se regarder en direct. Par contre, je m’arrange toujours, dans la mesure du possible, pour que mon horaire me permette de regarder les rencontres. J’aime toujours mieux pouvoir assister à la fin qu’au début, donc ça m’arrive de rater la première période à cause des obligations avec les enfants. Par contre, j’essaie toujours d’en manquer le moins possible.

 

SB Qu’est-ce qui te fait le plus vibrer : regarder un match de hockey ou le pratiquer sur la patinoire?  

EA J’aime les deux! J’adore jouer au hockey, mais malheureusement, je ne le fais pas assez souvent. J’ai eu une ligue pendant huit ans à Mascouche. Ç’avait débuté avec les joueurs de Lance et Compte. Lorsqu’on avait terminé le tournage, j’avais mis sur pied une équipe formée de comédiens et de fil en aiguille, d’autres joueurs s’étaient greffés à nous. Il y a trois ans, j’ai dû léguer le flambeau à quelqu’un d’autre pour assurer la survie de la ligue. Ce qui est plate avec ce sport-là, c’est que tu perds facilement tes habiletés si tu ne t’exerces pas assez souvent. Surtout pour une personne comme moi, qui n’a jamais joué dans une ligue organisée et qui a commencé sur le tard. C’est plus difficile de te remettre dans le bain lorsque ça fait quelques mois ou quelques années que tu n’as pas joué. Dès que j’ai une invitation et que je suis disponible, j’essaie d’être sur la patinoire le plus souvent possible.

 

SB Qu’est-ce qui te fascine tant dans le hockey?

EA C’est un sport extraordinaire ! C’est de la vitesse, de la force et de l’agilité à profusion. Avec le temps, on a pu s’apercevoir à quel point ce sport s’est perfectionné. Les jeunes d’aujourd’hui reçoivent des cours privés de powerskating et plein de trucs comme ça. Les joueurs qui arrivent dans la Ligue nationale d’aujourd’hui sont des athlètes. Le hockey a doublé de vitesse depuis les 20 dernières années. C’est vraiment impressionnant!

 

SB Ton plus beau souvenir relié au hockey, que ce soit en tant que joueur ou simple partisan?

EA C’est certain que la remise de mon premier chandail du National de Québec, à mes débuts dans Lance et Compte, a été un moment bien particulier. Sinon, lors de la saison 2001-2002, les gars de la série avaient participé à l’entraînement public McDonald’s sur la patinoire du Centre Molson. Il y avait même eu un concours d’habiletés et un match entre le National et les vrais joueurs du CH. C’était quelque chose de spécial que de se retrouver sur la même glace que ces gars-là.  

 

SB Vas-tu souvent voir des matchs du Canadien au Centre Bell?

EA J’ai la chance d’être régulièrement invité dans des loges ou par des détenteurs de billets de saison. J’ai quelques bons amis qui en possèdent, donc j’y vais environ quatre ou cinq fois par saison et je dois parfois refuser en raison de mon métier. Le regarder à la maison est plaisant, mais ça n’a rien à voir avec l’ambiance qui règne sur place. Le hockey, c’est devenu un show! Les présentations d’avant-match sont toujours impressionnantes.

 

SB En terminant, on ne peut pas ne pas te parler de ton rôle de François Le Truck Pétel dans Lance et Compte. Comment as-tu vécu cette expérience?

EA Je n’oublierai jamais la scène où le regretté Paul Buisson nous a remis nos chandails du National de Québec à moi et Karim Toupin-Chaieb, qui incarnait Mathias Ladouceur. C’était inscrit « Pétel » dans le dos et j’avais le numéro 33. Pour le grand fan de hockey que je suis, c’était un rêve qui se concrétisait. J’étais également un grand, grand amateur de la série, donc pouvoir revêtir l’uniforme du National était quelque chose de bien spécial pour moi. Des années plus tard, on m’associe encore à mon personnage, d’ailleurs. Mon rôle de Christian Phaneuf, dans Disctrit 31, a marqué l’univers de bien des gens, mais je suis récemment allé à Québec et les gens me criaient ‘Hey, le Truck ! Hey, le Truck !’ Les gars de la distribution sont devenus de grands, grands chums et on se voit encore régulièrement aujourd’hui. On a passé 12 années à tourner ensemble, donc c’est certain que ça nous manque et qu’on s’ennuie. Il y avait une ambiance extraordinaire sur le plateau.

 

En tirs de barrage…

Ton équipe préférée dans la LNH? Le Canadien.

Ton ou tes idoles de jeunesse? Wayne Gretzky et Mario Lemieux, mais j’ai un coup de cœur particulier pour John Kordic.

Quel club détestes-tu le plus dans la LNH? Aucun.

Qui t’impressionnes le plus actuellement dans la LNH? Sidney Crosby pour son leadership et Connor McDavid pour son talent.

Ton joueur préféré chez le Canadien présentement? J’en ai plusieurs! J’étais un grand fan d’Alex Galchenyuk, mais j’aime aussi Brendan Gallagher et Jonathan Drouin. Je suis un fervent admirateur des guerriers, des petits joueurs qui vont à la guerre pour leur équipe.

Le plus beau chandail dans la LNH? C’est une bonne question! Il y en a plusieurs qui sont beaux, mais j’aime bien celui des Penguins. Surtout le bleu poudre.

Et celui que tu aimes le moins? Jadis, les Kings ont déjà eu un chandail jaune moutarde qui était affreux. C’était très laid ! Plus récemment, il n’y en a aucun qui me vient à l’esprit vite comme ça. 

En juin prochain, le gagnant de la coupe Stanley sera? Les jeux des prédictions, je n’adhère pas à ça… J’ai beaucoup de difficultés avec les gérants d’estrades. C’est très difficile à prédire.

 

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