Hockey Le Magazine

Notre sport national, notre passion: Ludivine Reding

Ludivine Reding en compagnie de quelques joueurs du Rocket de Laval

Un simple coup d’œil au compte Instagram de Ludivine Reding permet de constater à quel point elle est passionnée par son métier de comédienne, mais aussi par les voyages et ses deux teckels. Mais si l’on approfondit un peu plus nos recherches, on peut également s’apercevoir que la jeune femme est une véritable passionnée de hockey et du Canadien. Entrevue avec la révélation de l’année 2018 au Québec pour son interprétation de Fanny Couture dans la populaire série Fugueuse.

 

Simon Bédard

sbedard@ovationmedias.com

@simonbedard17

 

Simon Bédard: Ludivine, es-tu une fan de hockey?

Ludivine Reding: Oui, je suis une fan de hockey depuis que je suis toute petite. Ça vient de mon père [Sébastien], car ma mère [Geneviève] n’aime vraiment pas ça. Ça m’a toujours attiré et il m’amenait souvent voir des matchs au Centre Bell. À l’époque, on habitait à Laval et on faisait du doublage ensemble. Quand on finissait, aux alentours de 18 h, on se regardait et on se disait ‘Est-ce qu’on essaie de trouver des billets pour ce soir ? ’ On allait voir les scalpers dans la rue et on en achetait. Pour moi, il n’y a pas meilleure activité que d’aller voir le Canadien au Centre Bell. Je m’intéressais même aux statistiques des joueurs et des équipes. Chaque matin, je regardais le classement dans le journal, je le découpais et je le collais sur le mur de ma chambre quand le CH était en tête. Plus tard, je me suis mise à jouer au hockey au sein d’une équipe, ce qui a grandement contribué à augmenter mon amour pour ce sport.

 

SB: Étant natif d’outre-mer, comment ton père a-t-il attrapé la piqûre du hockey?

LR: Il est arrivé au Québec en 1984, à l’âge de 10 ans, après avoir passé son enfance en Belgique. C’est une période de ta vie où tu es conscient de bien des choses, alors il a commencé à regarder les matchs de hockey et c’était à une époque où le Canadien était encore vraiment bon. C’est certain que ça devait être attirant et captivant. C’était peu de temps avant la conquête de la coupe Stanley de 1986 et il aimait vraiment Mats Naslund et Russ Courtnall.

 

SB: Quelle place le hockey occupe-t-il dans ta vie personnelle?

LR: C’est plus difficile présentement avec les tournages, surtout que ce n’était pas une saison très agréable en tant que fan du Canadien. Mais je n’arrêterai pas de croire en cette équipe pour autant. Ce n’est pas parce que c’est une mauvaise année qu’il faut arrêter de supporter le CH. J’avais moins le désir de m’asseoir pour regarder les parties et j’avais presque plus hâte de voir les changements qui seront effectués cet été en vue de l’an prochain. Je suis quand même les nouvelles concernant la Ligue nationale et le Canadien et je vais souvent voir les matchs. C’est toujours cool même si c’est une moins bonne année.

 

SB: Tu as joué pendant quelques années au sein d’une équipe organisée, c’est bien ça?

LR: Avant, je jouais au soccer et lorsque je voyais les routines d’entraînement pour les gardiennes, j’étais jalouse de leur entraînement privé. Quand j’ai décidé de me tourner vers le hockey, j’ai donc choisi d’être gardienne juste pour avoir mon entraînement privé [rires]. J’avais assez joué au soccer et j’avais besoin d’essayer quelque chose de nouveau. J’ai commencé le hockey au niveau atome et j’ai terminé dans le bantam. C’était vraiment le fun. J’aimais le support d’équipe et l’adrénaline qu’on pouvait ressentir avant les matchs. Qu’on le veuille ou non, c’est stressant d’être gardien au hockey, car c’est toi le dernier obstacle avant le but. C’est du gros travail de ne pas prendre tout le blâme sur soi-même, mais c’était vraiment plaisant de se retrouver toutes les filles ensemble.

 

SB: Qu’est-ce qui te fascine tant dans le hockey?

LR: La vitesse du jeu me fascine vraiment. C’est fou les habiletés que ça prend pour faire toutes ces tricks et ces feintes ! Je trouve ça beau à regarder, un joueur de hockey. Pas physiquement parlant, mais un joueur qui patine bien, qui manie bien la rondelle, je trouve ça vraiment impressionnant. Ce que j’aime dans le hockey et dans la majorité des sports, c’est d’être dans l’amphithéâtre avec la foule. En séries, avec les partisans qui crient, c’est magnifique et ça rallie le peuple.

 

SB: Ton plus beau souvenir relié au hockey, que ce soit comme joueuse ou simple amatrice?

LR: J’en ai pas mal, mais je n’oublierai jamais la remontée de cinq buts contre les Rangers, en février 2008. C’était malade ! J’étais au Centre Bell avec mon père et l’un de ses amis belges qui n’avait jamais assisté à une partie de sa vie. On lui expliquait les règles du jeu en même temps. Lorsque les Rangers menaient 5-0, on s’était excusé de l’avoir emmené à ce match. Finalement, ç’a été toute une soirée ! Sinon, les séries de 2014 du CH, qui sont sans contredit les plus beaux moments que le hockey m’ait permis de vivre jusqu’ici. C’était magnifique avec la série contre les Bruins qui s’était terminée en sept matchs et le but de P.K. Subban sur une échappée, en sortant du banc des pénalités, lors du troisième duel. C’était fou ! Je m’ennuie de cette ambiance-là au Centre Bell… 

 

SB: Que préfères-tu lors d’une soirée au Centre Bell?

LR: Regarder le match sur place, avec plus de 20 000 personnes, c’est quand même cool ! Tu es sur place, alors tu peux apprécier le show encore plus. À la maison, tu peux être distrait par tout, mais quand tu es au Centre Bell, tu es là. J’aime entendre le bruit des patins sur la patinoire et de la rondelle sur la bande.

 

SB: En tant que fière partisane du Canadien, comment as-tu vécu la dernière saison? 

LR: C’était moins palpitant, mais ça fait longtemps que je dis que le Canadien doit reconstruire si on veut avoir une équipe comme les Maple Leafs, qui est tellement plaisante à voir jouer. Le Canadien se doit de faire ça. Je comprends qu’on va peut-être passer cinq saisons dans la cave, mais si c’est ce que ça prend pour avoir une formation qui se tient et qui peut ramener la coupe Stanley à Montréal, ce sera ça. Tous les clubs qui aspirent à la coupe présentement sont passés par là. On dit qu’à Montréal, on ne peut pas se permettre de faire ça, mais Toronto n’était pas dans une meilleure position que nous et il l’a quand même fait. Je serais prête à ça pour avoir une belle équipe par la suite.

 

EN TIRS DE BARRAGE

Ton équipe préférée dans la LNH? Le Canadien.

L’équipe que tu détestes le plus dans la LNH? Les Rangers. Ça fait deux fois qu’ils nous éliminent en séries. Je les haïs!

Qui t’impressionnes le plus actuellement dans la LNH? Nikita Kucherov.

Ton joueur préféré chez le Canadien présentement? Carey Price. 

Question de filles: le plus beau joueur de la LNH, selon toi? Kevin Fiala.

Le plus beau chandail dans la LNH? Celui des Blackhawks.

Et celui que tu aimes le moins? Celui des Devils. 

En juin prochain, le gagnant de la coupe Stanley sera? Les Predators.

 

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