Souvenirs de séries éliminatoires

 

Les séries éliminatoires battent leur plein. Depuis quelques semaines, certaines équipes surprennent la planète hockey, alors que d’autres en déçoivent plus d’un. C’est aussi le moment de l’année où certains héros obscurs entrent dans la légende en offrant des performances inspirantes. Hockey Le Magazine a demandé à quelques joueurs professionnels, actuels comme anciens, de se remémorer leurs plus beaux souvenirs en lien avec les séries.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

JASON DEMERS

D, COYOTES DE L’ARIZONA    

« Mon plus beau souvenir de séries éliminatoires, c’est lors du printemps 2010, alors que j’en étais à ma première année avec les Sharks. J’avais marqué le premier but de la finale de l’Association Ouest, lors d’un avantage numérique, face aux Blackhawks. »

 

GASTON GINGRAS

D, RETRAITÉ    

« Les séries avaient une signification spéciale pour moi et mes proches lorsque j’étais gamin. Mes principaux souvenirs, ce sont les nombreuses conquêtes de la coupe Stanley du Canadien. Les oncles, les tantes, les frères et les sœurs se réunissaient dans le salon à la maison et lorsque le CH marquait un but, c’était l’euphorie ! L’amour qui régnait pour le Tricolore dans le petit village de Témiscaming représente un souvenir impérissable de mon enfance. »

 

PIERRE MONDOU
D, RETRAITÉ

« Comme tout Québécois de ma génération, mes principaux souvenirs de séries, ce sont les confrontations entre les Nordiques et le Canadien. Il y avait une atmosphère indescriptible qui régnait partout en province. Le Québec était en état de siège ! »

 

PIERRE-OLIVIER JOSEPH

D, ESPOIR DES COYOTES DE L’ARIZONA

« Comme partisan, chez les Joseph, c’était définitivement les séries du Canadien. Je me rappelle surtout de la confrontation de 2014, contre les Bruins, gagnée en sept matchs par Montréal. Mais par-dessus tout, je n’oublierai jamais la série de 2010, contre les Penguins. J’avais eu la chance d’être l’un des porte-drapeaux sur la glace lors de l’entrée des joueurs. Mon père m’avait gardé la surprise jusqu’à notre arrivée et lorsqu’on me l’avait appris, j’avais complètement figé ! Quand j’ai embarqué sur la glace et que j’ai réalisé qu’il y avait 21 000 amateurs dans les estrades, j’ai juste eu le goût de m’arrêter et de savourer le moment. C’était une expérience inoubliable pour moi ! Comme joueur, ça demeure notre parcours éliminatoire de 2018, dans le junior majeur, avec les Islanders de Charlottetown. Notre parcours s’est finalement arrêté lors de la demi-finale, contre l’Armada de Blainville-Boisbriand, mais on était très fiers de ce qu’on avait accompli. Les parties à domicile remportées en prolongation nous auront fait vivre des moments magiques que l’on n’oubliera pas de sitôt. »

 

JÉRÉMY LAUZON

D, ESPOIR DES BRUINS DE BOSTON

« Mon plus beau souvenir de séries, c’est sans contredit lorsque j’ai remporté la coupe du Président avec les Huskies de Rouyn-Noranda, au printemps 2016. On avait tout un club ! Je n’avais pas eu la chance de prendre part à la demi-finale et à la finale à cause d’une blessure subie au second tour, mais j’avais suivi l’équipe jusqu’à la fin. Chaque match me rendait extrêmement nerveux puisque je ne pouvais rien faire pour aider. On avait finalement gagné la coupe en cinq matchs, sur notre propre patinoire, contre les Cataractes. Les amateurs étaient en feu ! Je n’ai jamais revu une telle ambiance depuis. »

 

JÉRÉMY GRÉGOIRE

C, ESPOIR DES COYOTES DE L’ARIZONA        

« Mon plus souvenir de séries éliminatoires est lorsque les Sénateurs, qui étaient mon équipe préférée lorsque j’étais jeune, ont affronté les Ducks en finale de la coupe Stanley. Jason Spezza, qui était mon idole, avait très bien performé en compagnie de Daniel Alfredsson et Dany Heatley. Cette finale avait été un moment marquant pour moi. »

 

FRÉDÉRICK GAUDREAU

C, PREDATORS DE NASHVILLE        

« C’est certain que mon plus beau souvenir en lien avec les séries de fin de saison a été lorsque j’ai pris part à la finale de l’Association Ouest et à la finale de la Coupe Stanley avec les Predators, au printemps 2017. D’avoir vécu l’intensité des séries de l’extérieur, en tant que Black Aces, et d’avoir ensuite pu la vivre comme joueur sur la glace, ç’a été toute une expérience pour moi. Les séries, c’est carrément un autre monde et c’est une vibe complètement différente qui envahit les amateurs. J’ai été choyé de pouvoir vivre ça avec ma famille et mes amis, qui étaient présents à Nashville. »

 

ANTOINE BIBEAU

G, ESPOIR DES SHARKS DE SAN JOSE          

« Mon plus beau souvenir éliminatoire, c’est lorsque j’ai remporté la coupe du Président avec les Foreurs de Val-d’Or. L’ambiance dans l’aréna et dans la ville était incroyable ! Parvenir à remporter la demi-finale et la finale sur la route après avoir tiré de l’arrière 2-3 dans chacune des séries était quelque chose de spécial. Prendre part au tournoi de la Coupe Memorial a aussi été une expérience inoubliable, même si on n’est pas parvenu à le gagner. »

 

JULIEN GAUTHIER

AD, ESPOIR DES HURRICANES DE LA CAROLINE  

« Mon plus beau souvenir, c’est assurément les deux coupes du Président que j’ai remportées dans le junior majeur. Le feeling d’avoir une équipe qui se tient et qui va jusqu’au bout pour finalement tout gagner, c’est incroyable et tu ne peux jamais t’habituer à ça. C’est toujours aussi plaisant ! Ce sont des souvenirs qui vont rester gravés dans ma mémoire pour toujours et je suis vraiment reconnaissant d’avoir été capable de vivre des moments aussi incroyables. »

 

JONATHAN HUBERDEAU

AD, PANTHERS DE LA FLORIDE      

« Je n’ai pas pris part aux séries bien souvent depuis mes débuts dans la Ligue nationale, mais lorsque j’y ai participé, c’était une ambiance complètement différente d’en saison régulière. Honnêtement, le niveau de jeu augmente d’un cran ! Sinon, en tant que simple partisan au cours de ma jeunesse, je supportais le Canadien et je me rappelle plus particulièrement des séries de 2010, alors qu’il avait éliminé les Capitals et les Penguins en sept matchs. »

Il y a présentement aucun vidéo de disponible.

Social