Hockey Le Magazine

Nico Hischier: dans une classe à part

En 2015-2016, à 16 ans, Hischier a disputé 15 matchs avec le SC Berne, dans la Ligue nationale A de Suisse.

Vétéran entraîneur-chef de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, André Tourigny est catégorique: Nico Hischier, la jeune sensation suisse qui sera sélectionnée très rapidement dans quelques semaines, au repêchage de la Ligue nationale, est l’un des meilleurs joueurs qu’il a dirigés, sinon le meilleur!

 

Stéphane Leroux  | RDS

Collaboration spéciale

 

André Tourigny a dirigé les Huskies de Rouyn-Noranda pendant 11 ans. Il a aussi passé 3 ans comme entraîneur-adjoint dans la Ligue nationale avec l’Avalanche du Colorado et les Sénateurs d’Ottawa avant de revenir, l’été dernier, avec les Mooseheads de Halifax.

 

Le coach est rapidement tombé en admiration devant le jeune joueur qu’il a eu la chance de diriger cette saison. « La pire question que tu pourrais me poser à propos de Nico, ce serait de me demander s’il a un défaut ! » Voilà qui met la table pour une entrevue visant à mieux connaître celui qui a récolté 38 buts et 48 passes en 57 matchs, à sa première saison en Amérique du Nord, et qui devrait devenir le joueur suisse choisi le plus rapidement dans l’histoire de la LNH (voir tableau).

 

Selon la Centrale de recrutement de la LNH, Hischier, originaire de Naters en Suisse, vient au deuxième rang des meilleurs espoirs qui ont évolué en Amérique du Nord, en 2016-2017, derrière l’attaquant Nolan Patrick, des Wheat Kings de Brandon. 

 

Les Devils du New Jersey détiennent le tout premier choix de la séance de sélection, devant les Flyers de Philadelphie et les Stars de Dallas. En principe Hischier, qui fait 6’0’’ et 180 lb, aboutira dans l’une de ces trois organisations, mais pourrait-il être le tout premier choix ? 

 

Difficile à dire, mais Pierre Mondou et André Savard, les deux recruteurs des Devils au Québec, semblent avoir un faible pour l’agile numéro 13. « Mondou m’a souvent parlé de lui et m’a dit qu’il l’aimait beaucoup », poursuit Tourigny, qui n’hésite pas à comparer son prodige à Pavel Datsyuk et Henrik Zetterberg. « Il n’a peut-être pas l’agilité des mains de Datsyuk, mais certainement celle de Zetterberg. Et un peu comme Datsyuk, il excelle défensivement. Pour lui, c’est tellement important de jouer de la bonne façon, que ce soit au niveau des replis défensifs, des mises en jeu ou des transitions. Il veut être un joueur complet et il travaille fort pour le devenir. C’est un jeune que tu n’as jamais besoin de pousser et il est très facile à diriger. Ce qui m’étonne beaucoup, c’est qu’à son âge, il analyse bien ses performances. »

 

L’entraîneur-chef des Mooseheads a d’ailleurs une anecdote intéressante qui illustre bien le genre d’individu qu’est Hischier. « En novembre, pendant une séance d’entraînement, nous mettions l’emphase sur les sorties de zone. On plaçait nos jeunes défenseurs sous pression, car c’était l’une de nos lacunes. Nos attaquants fonçaient à deux sur les défenseurs dans le coin, les frappaient, et nos arrières devaient trouver le moyen de sortir la rondelle de la zone. Après une dizaine de minutes, Nico est venu me voir pour me demander de remplacer un de nos défenseurs. Il voulait lui aussi travailler avec cette pression soutenue. C’était la première fois de ma carrière qu’un jeune attaquant, surtout à 17 ans, venait me voir pour me demander d’aller se faire frapper dans le coin de la patinoire afin de mieux comprendre ce que ses coéquipiers vivaient. J’étais abasourdi ! »

 

Nico Hischier a joué beaucoup de hockey en 2016-2017. En plus de ses 67 matchs avec les Mooseheads (préparatoires, saison et séries), il a représenté la Suisse au Tournoi Ivan-Hlinka, à l’été 2016, mais aussi au Championnat mondial junior, lors de la période des Fêtes, et au Championnat des moins de 18 ans, en avril dernier. On parle d’une quinzaine de matchs additionnels. 

 

À un certain moment, on avait évoqué la possibilité qu’il joue aussi au Championnat du monde sénior, mais la Fédération suisse s’est ravisée jugeant, sans doute avec raison, qu’Hischier avait été assez occupé !

 

Chose certaine, les Mooseheads ont frappé un coup de circuit lorsqu’ils l’ont sélectionné au sixième rang de l’encan européen des joueurs de la Ligue canadienne de hockey (LCH). « Je me souviens qu’au départ, nous n’étions pas certain qu’il allait venir à Halifax, souligne Tourigny. Il a beaucoup discuté avec son compatriote Timo Meier, qui a joué deux ans et demi avec les Mooseheads. Timo lui a parlé en bien de l’organisation. À la suite d’une bonne rencontre avec notre propriétaire, Bobby Smith, et notre directeur général, Cam Russell, Nico a confirmé qu’il serait là. »

 

Pour lire la suite du reportage portant sur l’espoir Nico Hischier en vue du prochain repêchage de la Ligue nationale, procurez-vous l’édition 11.9 de Hockey Le Magazine, qui est présentement disponible en kiosque et sur application mobile!

 

 

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