Du haut des gradins | Une entente de trois ans qui rapporte pour Jonathan Bernier

Jonathan Bernier a connu beaucoup de succès contre le Canadien et Tomas Tatar lors de la saison 2019-2020. (Getty)

Après avoir profité de stabilité lors de son séjour dans l’organisation des Kings et des Maple Leafs, Jonathan Bernier a voyagé un peu trop à son goût, ces dernières années. Si bien que s’il a accepté de se joindre aux Red Wings, à l’été 2018, c’est parce qu’ils étaient prêts à lui consentir ce qu’il convoitait tant : une troisième année supplémentaire à son entente.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Dans le cadre de l’édition de Hockey Le Magazine consacrée aux séries éliminatoires 2020 de la Ligue nationale, j’ai eu la chance de m’entretenir avec le gardien de but des Red Wings, qui sont au nombre des sept équipes à être exclues du grand bal estival.

Depuis le chalet familial situé autour du lac Achigan, dans la région des Laurentides, le Québécois s’est ouvert sur de nombreux sujets, dont sur les succès personnels qu’il a connus lors de la saison 2019-2020. Souvent reconnu pour être chancelant lors des matchs disputés contre le Canadien, au Centre Bell, depuis ses débuts dans la Ligue nationale en 2010-2011, il a pris sa revanche en remportant ses quatre départs contre lui, dont deux dans sa ville natale, cette année.

Si Bernier se réjouit de son rendement offert personnel, les insuccès de l’équipe, qui a terminé au dernier rang du classement général avec un maigre total de 17 victoires, lui laissent toujours un goût amer.

« Personnellement, ç’a bien été, mais collectivement, on n’a pas connu la saison souhaitée, admet le natif de Laval. Je suis content de ce que j’ai accompli, mais tu essaies toujours de trouver quelque chose que tu pourrais faire mieux. En tant qu’équipe, ce genre de saison n’est jamais ce que tu recherches, mais je suis content quand même. J’aurais aimé pouvoir terminer la saison régulière en force, mais c’est la vie, comme on dit. Il faut s’adapter à ce qui s’est passé [la pandémie de la COVID-19]. »

Le Québécois avait beau avoir lancé un message fort en blanchissant le Tricolore dès son match inaugural, au Centre Bell, au début octobre, il admet avoir dû patienter jusqu’en décembre avant de réellement afficher le niveau de performance souhaité entre ses poteaux.

« À partir de Noël, quand j’ai commencé à obtenir plus de départs et à avoir pleinement la confiance de mon entraîneur [Jeff Blashill], ç’a décliqué et j’ai commencé à livrer de bonnes performances, analyse celui qui a mérité 15 gains en 46 sorties. Avant ça, j’avais eu de bonnes sorties ici et là, dont une à Montréal en début de saison, mais côté constance, j’ai dû patienter jusqu’en décembre avant d’en afficher. Mériter, en moyenne, trois à quatre départs par semaine m’a vraiment aidé et ç’a été l’une de mes bonnes années. »

 

L’importance de la troisième année de contrat

Lorsqu’il a paraphé, à l’été 2018, un contrat de trois saisons et de neuf millions de dollars avec les Red Wings, Bernier n’avait pas obtenu ce genre d’entente depuis… son contrat d’entrée dans la Ligue nationale, en 2006 !

« J’avais voyagé au sein de beaucoup d’équipes ces dernières années, alors quand j’ai signé avec Detroit, il m’était important d’avoir cette troisième année à mon entente, reconnaît-il. Quand tu changes constamment d’organisation et d’entraîneur, ça prend du temps avant de ressentir un certain confort avec tes coéquipiers et au sein de ton nouvel environnement. Cette année, quand je suis arrivé au camp d’entraînement, je savais où je m’en allais. Ça fait une grosse différence pour la confiance d’un joueur. Je voulais une entente de cette durée pour pouvoir bien m’établir et me sentir à mon aise et ç’a porté fruits. »

Jonathan Bernier peut dormir sur ses deux oreilles. Blashill, de qui il a gagné la confiance ces derniers mois, sera à nouveau l’homme de confiance du directeur général, Steve Yzerman, la saison prochaine. Peu importe qui de Jimmy Howard ou d’un autre gardien sera appelé à partager le travail avec lui, il devrait partir avec une légère longueur d’avance à l'ouverture du prochain camp.

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