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Charles Hudon : de retour d’un exil salutaire en Europe

Photo Getty

Au terme des séries éliminatoires de 2020 avec le Canadien, des séries qui ont eu lieu à l’été dans la bulle de Toronto, Charles Hudon a fait ses bagages, en route vers une contrée lointaine, celle de la Suisse. De retour d’une saison d’exil en Europe pour retrouver sa confiance, le Québécois est prêt à amorcer le premier chapitre de sa carrière loin de Montréal, avec l’organisation du Lightning.

 

Jasmin Leroux | Hockey Le Magazine

Collaboration spéciale

 

Lorsqu’on rencontre Charles Hudon après une session d’entraînement au Centre Performe+ de Boisbriand, quelques jours avant qu’il quitte pour le camp d’entraînement du Lightning, on découvre un hockeyeur de 27 ans en pleine confiance, le regard tourné vers son nouvel objectif, qui est de percer la formation des doubles champions en titre de la coupe Stanley.

« Quand j’ai quitté pour la Suisse, je savais que je voulais y être pour un an seulement. Je ne le voyais pas comme un camp de vacances, au contraire. Je voulais aller prouver ce que je pouvais faire offensivement et revenir en Amérique du Nord. Et l’appel du Lightning cet été m’a vraiment fait plaisir et m’a montré que j’ai gagné mon pari », explique Hudon, qui en sera à une huitième saison professionnelle dans le hockey.

On peut dire qu’Hudon a en effet bien accompli la mission qu’il s’était fixée ! Le natif d’Alma, au Lac St-Jean, a inscrit 15 buts et 17 aides pour 32 points en 33 matchs avec la formation de Lausanne, ajoutant 3 points en 6 matchs lors des séries éliminatoires.

« La confiance, c’est ce que j’ai le plus retrouvé en Suisse. Lorsque j’ai évolué avec Laval en 2019-2020, sous les ordres de Joël Bouchard, je l’avais aussi retrouvé ma confiance [27 buts en 46 matchs], mais ça m’a montré que je pouvais contribuer offensivement. »

Il faut dire que le parcours de Hudon au cours des dernières saisons a été parsemé d’embûches, étant à certains moments laissé de côté pendant de nombreuses rencontres consécutives et devant souvent tenter d’obtenir un rendement offensif en évoluant sur le troisième ou quatrième trio de l’équipe.

« De pouvoir évoluer sur l’avantage numérique sur une base régulière et d’avoir beaucoup de temps de glace à cinq contre cinq, ça aide à retrouver ses repères, sa confiance. J’en garde de beaux souvenirs de cette saison 2020-2021 », avoue Hudon, qui s’est entraîné aux côtés de Stéphane Dubé, avec plusieurs comparses de la Ligue nationale, à Boisbriand, pendant l’été.

 

Des ouvertures avec le Lightning

Après avoir remporté la coupe Stanley lors des deux dernières saisons, le Lightning présentera toujours une formation relevée en 2021-2022, mais elle affichera aussi un visage différent. Ayant à faire face à plusieurs contraintes au niveau du plafond salarial, le Lightning a dû se départir de plusieurs éléments, ce qui pourrait évidemment jouer en faveur de Charles Hudon.

« On a eu des pourparlers, mais il n’y a rien d’acquis dans le hockey. Mon but, c’est d’être investi à 100 % dans le projet du Lightning dès le jour 1, et je sais que les bonnes choses vont arriver ensuite. J’ai beaucoup parlé avec Mathieu Darche, et je sais que le Lightning a besoin de nouveaux joueurs. Je suis prêt pour ce défi. C’est certain que c’est un petit stress de me retrouver pour la première fois dans une autre organisation de la Ligue nationale que celle du Canadien, mais je veux montrer ce que je peux faire », explique celui qui a disputé 125 matchs en carrière dans le circuit Bettman, tous avec l’organisation montréalaise.

 

De beaux souvenirs de la Suisse

Malgré les contraintes liées à la COVID-19, qui l’ont bien souvent forcé à rester en isolement entre les rencontres, Hudon gardera de magnifiques souvenirs de cette année à 5000 kilomètres du Québec.

« À chaque voyage qu’on faisait, je regardais le paysage et je trouvais ça magnifique. D’avoir pu passer ce temps avec ma famille et avec des amis qui étaient là-bas [Guillaume Asselin et David Desharnais], ç’a rendu l’expérience encore plus spécial. Ma fille a pu apprendre à skier dans les Alpes, et lorsqu’on revenait à Lausanne, il faisait 15 degrés malgré tout. C’est certain que ç’a été une année bizarre en raison de la pandémie, mais Lausanne et la Suisse en général, ce sont de très beaux souvenirs », conclut-il, avec le sourire.

Après avoir rempli sa tête de souvenirs et avoir fait le plein de confiance, voilà un Québécois de plus qui pourrait faire sa marque avec le Lightning et qui sera à surveiller cette saison !

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