Jonathan Bernier : le meilleur des deux mondes au New Jersey

Photo Getty

Dans un marché comme New York où les Rangers occupent une place prépondérante, il pourrait être difficile pour les Devils, qui sont localisés à une trentaine de minutes du Madison Square Garden, de tirer leur épingle du jeu. Pourtant, le gardien de but Jonathan Bernier est agréablement surpris par son séjour à Newark jusqu’ici. Nous en avons discuté avec le Québécois dans le cadre de notre virée new-yorkaise.

 

SIMON BÉDARD Jonathan, dans un premier temps, comment trouves-tu ton aventure new-yorkaise jusqu’ici d’un point de vue familial et personnel?

JONATHAN BERNIER Quand tu viens jouer à Jersey, c’est sûr que le downtown, ce n’est pas l’endroit le plus impressionnant de la région de New York [rires]. Je pourrais un peu comparer ça à mon passage à Detroit dans le sens où il y a des banlieues incroyables à l’extérieur, et on est à environ 40 minutes du centre-ville de New York. C’est vraiment le meilleur des deux mondes, à mon sens. On a un grand terrain, une belle maison et les enfants vont à de bonnes écoles, mais on peut aussi prendre le train pendant une quarantaine de minutes et se retrouver à New York pour aller souper ou se promener.

 

SB Sur la patinoire, parle-nous de la rivalité entre les trois clubs de la région, soit les Rangers, les Islanders et les Devils. Comment vivez-vous ça en tant que joueurs?

JB Tu la ressens, c’est certain. C’est similaire à ce que j’avais vécu entre les Ducks et les Kings au début de ma carrière. C’était une quarantaine de minutes d’autobus entre Anaheim et Los Angeles. Avec les Maple Leafs, la rivalité avec le Canadien était forte. Des rivalités, il y en a plusieurs, mais ici, je trouve ça spécial. Celle entre les Devils et les Rangers est la plus grosse, mais les Islanders sont dans le mix également. New Jersey et New York, c’est l’une des grosses rivalités à laquelle j’ai pu prendre part dans ma carrière jusqu’ici.

 

SB Côté partisans, comment as-tu vécu tes premiers matchs au Prudential Center de Newark, dans l’uniforme des Devils

JB Pour vrai, on a un très bon fanbase. Avec tout ce qu’on a vécu l’an passé, avec la pandémie, je ne m’attendais à rien cette année en tant que joueur. On ne savait même pas combien de personnes allaient pouvoir assister aux matchs. Lors de notre première partie de la saison au New Jersey, j’ai été vraiment impressionné. C’était plein et vraiment bruyant. Il y a vraiment une grosse base de partisans ici. C’est vraiment au-delà de mes attentes jusqu’ici.

 

SB En terminant, tu en es à la première année d’une entente de deux saisons avec les Devils. Qu’est-ce qui t’a convaincu de déménager au New Jersey?  

JB J’ai été chanceux en testant le marché des joueurs autonomes, l’été dernier. J’ai reçu beaucoup d’offres, mais je trouvais qu’en venant ici, je me rapprochais de ma famille et je me joignais à une très, très bonne et jeune équipe. On est encore en mode apprentissage, mais on est aussi compétitifs. On n’est plus à deux ou trois ans de pouvoir espérer participer aux séries. Je trouvais ça alléchant. Avec l’ajout de Dougie Hamilton, Ryan Graves et Tomas Tatar, c’était de bonnes signatures qui ont fait en sorte que les gars savaient qu’il y avait des attentes et qu’il fallait performer.

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