Jonathan Deschamps : réaliser son rêve d’une autre façon

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Photo: Éric Soucy

Il n’y a pas qu’une seule façon de réaliser son rêve. Gamin, Jonathan Deschamps rêvait d’une carrière de hockeyeur. D’atteindre la Ligue nationale, de se mesurer aux meilleurs. Le Trifluvien patine bel et bien dans la meilleure ligue de hockey au monde, mais à titre de juge de lignes!

 

Steve Turcotte | Le Nouvelliste

Collaboration spéciale

 

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, Deschamps jouait encore au hockey. Et il était doué ! Il a été surclassé dans le midget AAA à l’âge de 14 ans. Puis, il est devenu le premier capitaine de l’histoire du Phoenix de Sherbrooke dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Mais à partir de là, sa progression a stagné un peu.

« Rendu à 19 ans, j’ai compris que je n’allais probablement pas réussir à jouer dans la Ligue nationale. Je me suis donc concentré sur mes études et je me suis aligné avec les Patriotes de l’UQTR », explique-t-il. 

À sa deuxième saison avec les Patriotes, l’ancien des Cataractes de Shawinigan a toutefois senti que la flamme vacillait. Il était mûr pour un nouveau défi. Il a décidé d’essayer l’arbitrage et le coup de foudre a été instantané. Coup de foudre mutuel puisqu’il se retrouve dans la Ligue nationale quatre ans plus tard !

« Ç’a été assez rapide comme parcours, c’est vrai. Je suis tombé à la bonne place au bon moment. J’ai un excellent mentor en Michel Cormier Jr. J’essaie de m’améliorer chaque jour, de ne rien tenir pour acquis et ça se passe bien jusqu’à maintenant », lance Deschamps.

Deschamps a profité du virage effectué par le circuit Bettman, qui veut maintenant miser sur d’anciens joueurs pour établir l’ordre sur ses patinoires. Il a donc été rapidement repéré. Il a eu droit à des auditions. Il s’est retrouvé sur de grandes scènes, notamment le Championnat mondial de hockey junior de 2021. Il a terminé son apprentissage dans la Ligue américaine et cette saison, il est dans le show à temps plein !

« C’est sûr que j’apprécie ce qui m’arrive. Depuis que j’ai quatre ans, je rêve à la Ligue nationale. Ça ne s’est pas passé comme je l’imaginais, mais bon, j’y suis pareil », sourit-il.

Deschamps dit se sentir de plus en plus à l’aise au fur et à mesure que les semaines passent.

« Au début, c’est sûr que c’est un peu intimidant. Plus ça avance, plus ma communication avec les joueurs est meilleure, plus mes actions sont solides. Je vois une progression. C’est très encourageant », soutient le jeune homme. 

 

Retrouvailles avec d’anciens coéquipiers

Sur son chemin, il a bien sûr recroisé quelques anciens coéquipiers, comme Anthony Beauvillier, Samuel Girard et Pierre-Luc Dubois.

« Quand Pierre-Luc m’a vu, il a été très surpris. Il ne connaissait pas mon deuxième parcours. Anthony, je suis resté proche de lui. C’est sûr que ç’a été spécial de me retrouver sur la même glace que lui », souligne Deschamps, qui avoue que le duo de Connor McDavid et Leon Draisaitl donne tout un spectacle.

« Ils sont incroyables à voir aller. Mais je suis plus surpris par le niveau de jeu en général. On le voit à la télévision que les gars sont bons, mais en vrai, c’est une coche de plus. Le niveau d’habiletés sur la glace, soir après soir, c’est très impressionnant », s’émerveille le Québécois. 

Deschamps va se souvenir toute sa vie de son premier match en saison régulière au Centre Bell, un match entre l’Avalanche et le Tricolore. 

« J’avais fait un match de la Ligue américaine l’an dernier au Centre Bell, puis un match préparatoire de la Ligue nationale. Mais un match de saison, c’est autre chose. Ma famille était là et sur la glace, mon mentor, Michel Cormier Jr., était à mes côtés. Je n’aurais pas pu demander mieux », se souvient-il. 

Il dit aussi avoir été impressionné par le match d’ouverture à Chicago, aussi.

« On m’avait averti qu’il y aurait toute une ambiance et je n’ai pas été déçu. Voir les gens dans la foule chanter pendant l’hymne national, c’est stimulant ! J’adore aussi mes visites à New York et en Californie », dit-il. 

À 25 ans, Deschamps espère évidemment s’incruster pour longtemps dans le paysage du circuit Bettman.

« C’est une très belle carrière qui, je l’espère, sera longue. Pour ça, je devrai démontrer de la constance », conclut-il.

 

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