La toute autre réalité des sept formations exclues des séries 2020

Le dernier match de Jonathan Bernier dans l’uniforme des Red Wings remonte au 10 mars dernier, une défaite encaissée aux mains des Hurricanes. Si l’on se fie à ce qui circule présentement, la prochaine saison de la Ligue nationale pourrait s’entamer, au plus tôt, en décembre, si ce n’est pas en janvier! On parle donc d’un congé forcé de huit mois pour les équipes qui ne prendront pas part aux séries.  

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

« Ce n’est pas vraiment une situation facile, reconnaît le gardien de but des Red Wings depuis le chalet familial, dans les Laurentides. C’est du nouveau pour tout le monde. Même pour les joueurs qui prendront part au processus de retour au jeu, ça va quand même faire trois ou quatre mois qu’ils n’auront pas vu d’action lorsque ça reprendra. Pour ceux qui ne participent pas à ce retour, ça va nécessiter un gros ajustement. Pour le moment, je vais faire comme si c’était un été normal dans mon entraînement, et lorsque je vais retourner à Detroit pour l’école de mon enfant, en septembre, je vais peut-être réduire la charge d’entraînement et faire comme si on était en pleine saison de hockey. On n’aura pas les matchs pour garder le rythme et ça va être difficile de récupérer, mais j’essaie de demeurer positif malgré tout. J’essaie d’aborder ça comme lors du conflit de travail de 2012-2013. »

Pour le moment, Bernier profite de chaque moment passé avec sa famille au chalet familial, qui est situé sur le même lac que celui de son coéquipier Anthony Mantha. Une façon de faire le vide avant de recommencer, lentement mais sûrement, à se préparer en vue de ce qui l’attend à Detroit.

« Depuis le début de la pause, on ne regarde pas beaucoup les nouvelles à la maison, admet-il. On mène notre petite vie tranquille et c’est presque comme une mini-retraite, dans le fond. Quand tu regardes ça, je n’ai jamais eu autant de temps libre avec ma femme et mes enfants que présentement. Anthony était venu à mon chalet quelques fois l’été passé et il avait vraiment aimé ça, donc il a décidé de se louer quelque chose pour l’été. On s’entraîne ensemble et on essaie de profiter de la vie, un peu. Mentalement, ce n’est pas facile pour personne, mais en ce qui nous concerne, on essaie d’avoir notre petite vie normale. »

 

La suite

D’ici la fin de l’été, Jonathan Bernier entend s’entraîner le plus possible en compagnie de ses entraîneurs estivaux, Stéphane Dubé et Stefano Lanni, comme si la saison allait s’amorcer en octobre. C’est plutôt lorsqu’il retournera à Detroit pour la rentrée des classes, à l’automne, qu’il devra modifier son programme d’entraînement.

« Une période d’entraînement de huit mois, je n’ai jamais eu ça auparavant, conclut-il. J’imagine que la ligue va songer à la possibilité de mettre sur pied un petit camp au mois de septembre ou octobre pour les équipes qui n’auront pas pris part aux séries, un peu comme ce qu’on peut retrouver au football. Sinon, on va avoir un gros désavantage comparativement à celles qui auront joué au cours de l’été. Déjà, en septembre, la plupart des joueurs seront de retour à Detroit. Je ne sais pas comment ça va fonctionner. Habituellement, les entraîneurs ne peuvent pas être impliqués tant que le camp d’entraînement n’est pas ouvert, mais exceptionnellement, peut-être permettra-t-on aux sept équipes exclues d’avoir leurs entraîneurs sur la glace une ou deux fois par semaine ? »

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