Martin St-Louis : fin communicateur

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Photo: Bernard Brault

Nous n’étions qu’à quelques heures de l’ouverture du camp d’entraînement lorsque Martin St-Louis a reçu Hockey Le Magazine dans la salle de conférence de presse du Complexe sportif Bell de Brossard. Une rencontre fort sympathique au cours de laquelle il semblait détendu, reposé et excité de reprendre là où il avait laissé la saison dernière. Rencontre avec un homme charismatique qui en sera à sa première saison complète derrière le banc du Canadien.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Venant de terminer une rencontre avec un autre média avant notre arrivée, Martin St-Louis aurait bien pu nous recevoir à contrecœur et se contenter des clichés habituels à l’amorce d’une nouvelle saison. Mais ce serait bien mal connaître cet homme qui apprivoise de plus en plus la vie d’entraîneur-chef du club de hockey le plus titré au monde.

« À ce stade-ci, on est excités d’entamer une nouvelle saison, dit-il d’entrée de jeu. On s’est préparés tout l’été pour cette journée. C’est une job que je prends très au sérieux. Vous êtes la courroie de transmission entre moi et les fans, alors c’est important.

Surtout qu’en ayant grandi à Montréal, je savais comment ça allait fonctionner, enchaîne-t-il. Je sais à quel point le Canadien est sacré pour la population ici. Lorsque tu sais ça, tu prends ça au sérieux. »

Sérieux au point de faire beaucoup de devoirs dans ses quelques temps-libres au cours de la période estivale, qui lui a permis de passer du temps avec ses trois enfants, Ryan, Mason et Lucas,... au hockey !

« J’ai été au Connecticut pendant tout le mois de mai pour le hockey de mon plus jeune, que j’ai accompagné pas mal partout, raconte l’homme de 47 ans. En juin, ç’a été davantage pour mon plus vieux. Être père est mon rôle le plus important ! Mes trois gars jouent au hockey, alors on en regarde beaucoup et on les supporte là-dedans. On espère qu’ils vont continuer à se développer comme joueurs, mais l’objectif premier est qu’ils deviennent de bons humains. Je suis bien fier de qui ils sont. Comme tout le monde, ils rêvent à la Ligue nationale, mais c’est à eux d’essayer de tracer leur chemin. »

Entre ses occupations parentales, quelques parties de golf et beaucoup de déplacements, St-Louis a travaillé à établir un plan en vue du début du camp d’entraînement, son premier à la barre du CH.

« La première chose que je vais vouloir que les joueurs sachent, c’est que le camp est commencé, mentionne-t-il en riant. Honnêtement, ce dont je suis content, c’est que je sens que je ne repars pas à zéro. Il y a des joueurs à intégrer, mais en trois mois l’an passé, j’ai pu commencer à instaurer une culture et un concept. Toutefois, ça demeurait le premier camp que je bâtissais comme entraîneur et ç’a été mon plus gros défi. Comme joueur, c’est facile : tu prends soin de toi et tu te présentes. Comme entraîneur, toutes tes journées doivent être calculées. » 

 

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