Maveric Lamoureux : un jeune homme qui en impose déjà

Photo: LHJMQ Médias

Prestance: c’est la première chose qui saute aux yeux lorsque vous faites connaissance avec Maveric Lamoureux. Le fait qu’il mesure 6 pi 7 po y est certes pour quelque chose, mais c’est d’abord et avant tout pour son vécu et la maturité qu’il dégage pour un jeune homme de 18 ans qu’il a conquis le cœur d’autant d’organisations de la Ligue nationale.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Si une année de repêchage pousse les meilleurs espoirs à sortir de leur zone de confort avec toutes les responsabilités et particularités que cela implique, Maveric Lamoureux n’a pas l’air dépassé par toute l’attention qu’on lui porte depuis le début de la saison. Au contraire, il semble se prêter au jeu avec assurance et aplomb.

« Une année de repêchage vient vraiment avec beaucoup de responsabilités, remarque le numéro 13 qui est répertorié au 20e rang des meilleurs espoirs nord-américains. Tu dois répondre aux messages textes, être accessible et trouver des disponibilités dans ton horaire. Durant la saison, il y a les matchs, les pratiques et l’école à travers tout ça. Ça demande de l’adaptation. Au début, j’ai dû apprendre à gérer tout ça, mais plus ça allait, plus je m’habituais. »

Une année de repêchage change la perception des amateurs à l’égard des joueurs à jamais et Lamoureux a été à même d’en témoigner cette saison, alors qu’il était de plus en plus sollicité pour des photos et des autographes.

« Au début de l’année, je ne m’attendais pas à recevoir toute cette attention, comme du monde qui envoie des lettres afin que j’autographie des cartes ou des photos, ou se faire attendre par des partisans après les parties afin de prendre des photos ou signer des autographes, cite-t-il en exemple. Sans oublier toutes les entrevues avec les dépisteurs ! Ça pourrait monter à la tête de certains, mais moi, j’ai appris à aimer ça. Quand tu prends une photo avec un jeune et que tu vois qu’il est content et que tu as fait sa journée, c’est flatteur. »

 

LOIN DE LA MAISON DEPUIS L’ÂGE DE 14 ANS

S’il fait déjà preuve d’une grande maturité et de confiance, c’est que l’arrière de 18 ans a dû apprendre à sortir de sa zone de confort et à se débrouiller sans sa garde rapprochée en bas âge.

« J’ai joué avec les Sélects du Nord pendant quatre ans, avant d’aller en Ontario et de revenir au Québec, à Jonquière et Drummondville », explique celui qu’on compare à l’ancien défenseur des Flyers, Samuel Morin.

« Ç’a été positif, car j’ai pu en apprendre beaucoup en quittant le nid familial à l’âge de 14 ans, poursuit Lamoureux. Dans le monde du hockey, ça peut arriver que tu doives te ramasser à des heures et des heures de la maison et de ne pas pourvoir voir ta famille pendant longtemps. Dès l’adolescence, j’ai appris à ne pas toujours être près d’elle et dans un environnement qui m’est peu familier. En Ontario, on ne parlait pas ma langue maternelle et je suis allé à l’école anglophone pour pratiquer et devenir bilingue. »

 

MAVERIC, LAMOUREUX DE LA GAME

Vient un temps où ce qui distingue les joueurs qui seront repêchés dans les premières rondes, c’est l’ardeur au travail et la volonté de vouloir se surpasser, jour après jour. Cet aspect, Maveric Lamoureux le maîtrise depuis un certain temps déjà.

« C’est l’une de mes qualités, analyse le natif de Laval. J’en veux toujours plus. Ç’a toujours été en moi de vouloir pratiquer le plus possible afin de peaufiner tous les aspects de mon jeu. En revanche, pour d’autres, ils sont bons depuis qu’ils sont jeunes et dans le junior, mais ils ne voudront pas en faire plus en pensant que leur talent va les mener loin. Rendu à ce niveau, tout le monde a le talent, mais c’est davantage une question de volonté et d’être prêt à travailler plus fort que la personne à côté de toi. »

En adoptant cette mentalité, le jeune homme sait qu’il ne pourra uniquement se fier sur sa grandeur, sa robustesse, son coup de patin et sa mobilité pour faire sa marque au plus haut niveau.

« Être grand et pratiquer un style de jeu physique sont deux de mes bons atouts, conclut-il. La game n’est plus autant physique qu’avant, mais les recruteurs aiment lorsque j’utilise mon corps, ma longue portée et que je fais mes petits double-échecs. En même temps, même si mon patin est bon pour quelqu’un de 6 pi 7 po, c’est néanmoins l’aspect qu’il me reste à peaufiner. Mes deux ou trois premières enjambées ou mon jeu de pieds a toujours l’air plus lent ou mélangé vu que chez moi, tout est plus grand et long ! Je veux aussi perfectionner ma prise de décision avec la rondelle et mon maniement de bâton et de la rondelle. »

Comptez sur lui pour mettre toute la gomme à l’entraînement cet été et lors des années futures !

 

DE LA GÉNÉTIQUE… MATERNELLE !

En plus d’être une bonne personne et d’avoir la tête à la bonne place, Maveric Lamoureux charme les équipes de la Ligue nationale par son gabarit imposant et son style de jeu à la fois raffiné et hargneux. Une génétique qu’il doit, à la surprise générale, à sa mère !

« Ma mère mesure 5 pi 11 po, tout comme ma grand-mère, dit-il en riant. Ma mère a des cousins qui font 6 pi 5 po et 6 pi 6 po, et des cousines qui mesurent 6 pi et 6 pi 1 po. Mon père est grand aussi, mais pour un homme, 6 pi 1 po, ce n’est pas si grand que ça. »

Provenant d’une famille pour qui le sport a toujours été très important, le jeune homme raconte qu’il a déjà dû faire un choix de carrière entre le hockey... et la crosse.

« On est une grosse famille de sportifs qui bouge beaucoup. Ma mère a fait de la gym pendant longtemps et elle a même été coach. Mon père a joué au hockey junior et sénior. Mon frère joue à la crosse et j’ai pratiqué ce sport, moi aussi, pendant six ans... à un point tel que j’ai dû trancher entre le hockey ou la crosse. »

 

LE NUMÉRO 13 EN TIRS DE BARRAGE

 

Ton équipe préférée dans la LNH? Le Lightning de Tampa Bay.

Ton idole de jeunesse? Kobe Bryant. Je suis un gros fan de basket, mais c’était vraiment pour sa mentalité et son éthique de travail. Il était tellement bon !

Tes sports préférés autre que le hockey? Je suis un gros fan de basketball et de crosse. Et depuis deux ans, grâce à ma famille de pension, je suis rendu un connaisseur de football.

Ton plus beau souvenir lié au hockey? Mon repêchage par les Voltigeurs de Drummondville... pour le moment ! (rires)

Ton coéquipier le plus drôle à vie? L’an passé, on avait un joueur de 20 ans, Orlando Mainolfi, et je n’avais jamais vu un gars aussi drôle que lui ! Je suis triste d’avoir passé une seule saison en sa compagnie.

Ton repas préféré? Du poulet et des pâtes à l’ail.

Ton passe-temps préféré? Jouer au basketball.

Un pays que tu aimerais visiter un jour? J’ai toujours voulu aller n’importe où en Europe, mais je n’ai jamais eu le temps encore à cause du hockey. On verra si je pourrai y aller un jour !

Il y a présentement aucun vidéo de disponible.

Social