Nathan Gaucher: taillé pour le hockey de séries éliminatoires

Crédit photo: Jonathan Roy

Les Remparts s’apprêtaient à entamer la demi-finale les opposant aux Cataractes de Shawinigan lorsque Nathan Gaucher a accepté de discuter avec Hockey Le Magazine. Un beau parcours éliminatoire pour la troupe de Patrick Roy qui n’était pas étranger au rendement de l’un de ses meneurs, qui raffole du hockey de séries. Rencontre avec l’attaquant du circuit Courteau le mieux répertorié en vue du prochain repêchage.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Pressentis par plusieurs comme de sérieux aspirants à la coupe du Président, le parcours éliminatoire des Remparts est une occasion inouïe pour Nathan Gaucher de démontrer son savoir-faire dans un contexte qu’il affectionne particulièrement.

« C’est bénéfique pour moi, mais ce l’est encore plus pour l’équipe, affirme celui qui a revendiqué neuf points en 12 matchs éliminatoires ce printemps. Mon atout premier, c’est mon niveau de rendement en séries et plus je performe dans cette situation, plus mon équipe peut en bénéficier et qu’on peut espérer se rendre loin. Présentement, ça va bien. Je veux être un joueur d’impact en séries au sein de ma future organisation de la Ligue nationale et j’ai une belle occasion de le démontrer. »

Le joueur que les partisans des Remparts ont sous les yeux présentement, c’est le genre de joueur que le numéro 91 aimerait être lorsqu’il fera le saut au prochain niveau.

« Dans la Ligue nationale, il ne faut pas se le cacher, ce sont des hommes, reconnaît-il. Je devrai ajouter beaucoup plus de force physique en général, mais le joueur que je voudrais être plus tard, c’est celui que je suis à Québec présentement. Un joueur de centre de deuxième trio qui est un leader, qui joue bien sur 200 pi et en qui l’entraîneur peut avoir confiance. Je veux aussi pouvoir élever mon niveau de jeu d’un cran en séries pour aider mon équipe à remporter une coupe Stanley. C’est ce que je dis le plus aux organisations que je rencontre et ça me représente bien. »

D’ici là, les choses débouleront à un rythme infernal dans la vie de Gaucher, qui devra jongler avec les séries de la LHJMQ, l’attention médiatique qu’on lui porte en tant qu’espoir de premier plan et tout ce qui entoure un repêchage.

« C’est du gaz pour moi d’une certaine façon, répond-t-il. J’aime démontrer que je suis un bon joueur et une bonne personne en général. L’attention médiatique m’aide à transposer ça dans mon jeu avec les Remparts. Ça va débouler assez vite, mais ça demeure du hockey et j’en suis passionné. Je vais avoir le temps de me faire la barbe, d’enfiler mon habit et d’aller au repêchage. »

 

UNE SOIRÉE SPÉCIALE POUR LES GAUCHER

Nathan Gaucher est tombé dans le monde du hockey en bas âge. En plus de son père, Yannick, qui agit à titre de dépisteur et adjoint au directeur général des Huskies de Rouyn-Noranda, son frère, Jacob, gravite aussi dans le hockey junior, lui qui évolue pour le Drakkar de Baie-Comeau.

« On a un parcours pas mal similaire, mon frère et moi, affirme le vainqueur du trophée Michael-Bossy, remis au meilleur espoir du circuit en 2021-2022. Mon frère est un peu plus vieux que moi, mais je le suivais partout où il allait. Il est mon meilleur ami et j’ai toujours pu compter sur lui. On passe par les mêmes choses, alors c’est facile d’aller vers lui. Je suis vraiment fier de sa saison et je lui souhaite d’avoir un contrat professionnel bientôt. Sinon, je lui souhaite juste d’être heureux dans ce qu’il fera. »

Nathan a d’ailleurs pu accepter la remise du trophée des mains de son père et de son frère avant un match contre l’Océanic de Rimouski. Au terme du match, le jeune frère a quant à lui profité de la visite de son modèle pour lui annoncer qu’il était le récipiendaire du trophée Guy-Carbonneau, auquel il était lui aussi finaliste, à titre de meilleur attaquant défensif de la ligue.

« Mon père a dit que c’est l’une des belles soirées qu’il a vécues dans sa vie, partage le natif de Chambly. Ça faisait drôle d’annoncer à Jacob qu’il était le vainqueur alors que j’étais parmi les finalistes. Mais en même temps, j’étais tellement content pour lui. C’était une belle soirée. »

 

QUÉBEC, UN GROS MARCHÉ DE HOCKEY JUNIOR

Si Nathan Gaucher se décrit comme un joueur de séries éliminatoires, c’est parce qu’il carbure à la pression et aux grandes scènes de spectacle. C’est un peu l’atmosphère qu’il retrouve au Centre Vidéotron dans l’uniforme des Remparts.

« C’est un gros stage, un gros aréna et une grosse ville, sourit-il. C’est professionnel à 100 % ici. Les joueurs qui participent à des camps de la Ligue nationale et qui reviennent ici le disent : on n’est pas loin du traitement réservé aux joueurs chez les pros. Parfois, on a des foules de 10 000 ou 11 000 personnes. C’est dans ces moments-là qu’on réalise qu’on est chanceux de jouer dans une ville comme ça. Dans la Ligue nationale, il y a des équipes qui n’attirent même pas autant de monde que ça. On est très choyés. »

 

LE NUMÉRO 91 EN TIRS DE BARRAGE

 

Ton équipe préférée dans la LNH? Le Canadien.

Ton idole de jeunesse? Sidney Crosby.

Tes sports préférés autre que le hockey? J’adore le golf et j’aime aller jouer au tennis et au basketball.

Ton plus beau souvenir lié au hockey? Remporter l’or en prolongation avec le Québec contre l’Ontario aux Jeux du Canada.

Ton repas préféré? Un bon steak avec de la salade.

Ton passe-temps préféré? Les jeux de cartes, m’instruire en général et passer du temps avec mes amis.

Un pays que tu aimerais visiter un jour? Je trouve qu’un endroit comme la Grèce, c’est extrêmement beau. Une culture de la sorte, ça m’intéresse vraiment.

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