Notre sport national, notre passion: Émilie Bibeau

Photo courtoisie

Même si elle a grandi au royaume des Nordiques, à Québec, Émilie Bibeau a toujours été une fan avouée du Canadien. Si, au début, c’était plus pour passer un moment privilégié avec son père, elle a fini par apprivoiser ce sport à un point tel qu’elle peut maintenant enregistrer les matchs si son horaire de tournage ne lui permet pas de les regarder en direct. Rencontre avec une comédienne sympathique et passionnée.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Hockey Le Magazine Émilie, à ce qu’il paraît, tu serais une très grande partisane de hockey. D’où vient ta passion pour ce sport ?

Émilie Bibeau Au début, c’était vraiment plus pour le moment privilégié passé avec mon père. Depuis qu’il est petit, il a toujours été un fervent du Canadien. Je suis native de Québec et à l’époque, on était vraiment les seuls à prendre pour le Canadien là-bas. Je me faisais souvent agacer à l’école parce que toutes mes amies prenaient pour les Nordiques. Pour moi, il y avait vraiment quelque chose d’affectif envers le CH et je ne voulais pas trahir mon père. Depuis ce temps, je suis toujours restée attachée à cette équipe-là. Même si les Nordiques revenaient, je ne changerais pas d’allégeance. J’ai toujours aimé le thrill du sport et la simplicité de l’enjeu. C’est un moment où on peut vraiment mettre notre cerveau à off et au-delà de tout ça, je trouve que c’est excessivement rassembleur. Quand tu assistes à un match du Canadien au Centre Bell, il n’y a plus de races et de religions ; c’est juste 21 000 personnes réunies ensemble qui vibrent autour d’un même évènement. Lorsqu’il y a des séries éliminatoires à Montréal, on dirait que toute la ville se met à vibrer au rythme du hockey. J’aime bien ce phénomène-là et on le retrouve beaucoup dans le sport.

 

HLM Parlons-en de la rivalité entre les Nordiques et le Canadien. As-tu des souvenirs marquants en lien avec ces deux équipes ?    

EB La réponse honnête, ce serait que j’étais trop jeune. Mes premiers matchs marquants remontent plus à dans ma vingtaine, comme la remontée historique contre les Rangers, en 2007-2008. Ce soir-là, j’étais dans un bar avec des gens et quand les Rangers étaient en plein contrôle, on s’était dit ‘Bon, on va rentrer à la maison’. Finalement, il y avait eu un revirement de situation et c’était la folie dans le bar ! Je vais plus me rappeler d’un match comme celui-là ou de la première fois que je suis allée au Centre Bell. Lorsque tu es habituée d’avoir regardé les matchs à la télévision toute ta vie et que tu rentres dans cet amphithéâtre-là pour la première fois, il y a un sentiment spécial qui t’habite.

 

HLM Vas-tu au Centre Bell régulièrement au cours d’une saison ? Comment trouves-tu l’expérience lorsque tu assistes à une partie ?  

EB Aujourd’hui, j’y vais peut-être une ou deux fois par année, car les billets sont somme toute difficiles à trouver. J’étais vraiment impressionnée la première fois que j’y suis allée. J’étais quand même assez haut, si je me souviens bien. On avait acheté ça à quelqu’un possédant des billets de saison qui ne pouvait pas y aller. J’étais avec mon copain de l’époque et on avait vraiment fait de cette soirée un happening. On portait nos chandails du CH et j’étais vraiment galvanisée. C’était un moment euphorique pour moi. Il y a quelque chose d’excessivement festif dans le fait d’aller voir un match et c’est ce qui me plait beaucoup. Des années plus tard, j’y suis retournée pour le tournage du film Ça sent la coupe ! et l’amphithéâtre était fermé le temps qu’on tourne les scènes. Cette fois-là, c’était complètement vide et ça me saisissait d’être sur place !

HLM Parlant de Ça sent la coupe !, tu as eu la chance de faire partie de ce film à succès, qui a paru à l’hiver 2017. Pour une partisane comme toi, l’expérience a dû être agréable ?  

EB Oui, vraiment. Pour moi, c’est un souvenir très heureux. Ce que j’ai trouvé drôle, c’est que je jouais la copine de Louis-Josée Houde, qui était un fan fini de hockey et qui possédait même une boutique d’objets de collection. Sa vie tournait autour du Canadien et mon personnage était tout, sauf une partisane de hockey, ce qui est le contraire de moi dans la vie de tous les jours. C’est toujours plaisant de jouer le rôle de quelqu’un qui est aux antipodes de toi. C’était vraiment fascinant, notamment dans la boutique souvenirs reconstituée qui comprenait de vraies pièces de collection de hockey que les réalisateurs avaient empruntées. Ce qui était beau, aussi, c’est que c’était l’histoire d’une gang d’amis qui n’en avait que pour la saison du CH et ça démontrait bien comment c’était leur façon de se rassembler et de passer du temps ensemble. C’était touchant et pour le personnage de Louis-Josée, le hockey était une façon de s’évader dans le bon sens.

 

HLM Quelques scènes étaient tournées au Centre Bell, comme tu l’as mentionné précédemment. La p’tite fille en toi devait être pas mal énervée !

EB Le pire, c’est que je n’étais même pas dans les scènes tournées au Centre Bell, mais lorsque j’ai vu qu’il était réservé pour le tournage, j’ai demandé l’autorisation pour pouvoir venir faire un tour. Je suis donc allée assister au tournage même si j’étais en congé ce jour-là. Je ne voulais pas manquer ça pour rien au monde ! Il n’y avait pas assez de budget pour mettre de la figuration dans tous les gradins, donc les producteurs ont juste rempli une section du Centre Bell et ils ont seulement filmé ce coin-là pour donner l’impression que c’était rempli. C’était intéressant de voir la mise en scène, les caméras sur les grues et ce grand stade-là qui était désert. C’est aussi là qu’on a fait la promo et les entrevues avant la sortie du film, donc on a pu retourner à l’un des salons du Canadien pour faire des entrevues. On était vraiment imprégné de l’atmosphère du hockey !

 

En tirs de barrage

Ton équipe préférée dans la LNH ? Je ne trahirai pas le Canadien et mon cœur lui restera fidèle, mais sinon, j’aime beaucoup les Blackhawks.

Quelle est l’équipe que tu détestes le plus dans la LNH ? Une équipe, il n’y en a pas, mais Alex Ovechkin, je ne suis pas capable ! Je ne suis pas game de condamner un club au complet, mais lui, oui [rires].

Qui t’impressionne le plus actuellement dans la LNH ? C’est le même depuis toujours et ce n’est pas original, mais c’est Sidney Crosby. Ça parait que sa vie, c’est le hockey. Il est vraiment impressionnant.

Ton joueur préféré chez le Canadien présentement ? Il n’est plus là maintenant, mais j’ai toujours aimé Andrei Markov. Sa présence n’était pas flamboyante, mais toujours pertinente. Il faisait partie des meubles du CH.

Le plus beau chandail dans la LNH ? Je n’en aime pas beaucoup, honnêtement. Mais j’irais peut-être avec le rouge des Blackhawks.

Et celui que tu aimes le moins ? Je pense que ce serait celui des Sharks. Il m’ennuie, ce maillot-là.

Le joueur que tu trouves le plus cute dans la LNH ? Henrik Lundqvist.

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