Notre sport national, notre passion: Patrice Bélanger

Patrice Bélanger a vécu plusieurs beaux moments en compagnie de son grand ami Daniel Brière, dont ses deux participations à la Classique hivernale avec les Flyers.
Patrice Bélanger a vécu plusieurs beaux moments en compagnie de son grand ami Daniel Brière, dont ses deux participations à la Classique hivernale avec les Flyers.

Avec toute la passion, l’intensité et la rigueur qui l’habitent dans son métier de comédien et d’animateur, Patrice Bélanger admet avoir parfois besoin d’une échappatoire afin de décrocher complètement du train-train quotidien. Cette échappatoire, c’est le hockey, un sport dont il raffole depuis sa tendre enfance et son amour du hockey n’a fait que croître au fur et à mesure que son amitié avec Daniel Brière s’est développée. Rencontre avec un artiste fort sympathique.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Hockey Le Magazine Patrice, à quel point es-tu un amateur de hockey ?

Patrice Bélanger Je suis un maniaque de hockey, et ce, autant à le jouer qu’à le regarder à la télévision. Malheureusement, avec l’horaire que j’ai, j’ai de moins en moins le temps de regarder les matchs parce que j’ai la chance de faire de la radio tôt le matin. J’essaie donc d’avoir une discipline de vie en fonction de ça, mais le lendemain, je regarde toujours les nouvelles du sport pour savoir qui a gagné la veille. Mon premier rêve dans la vie, avant même celui de devenir comédien ou animateur, c’était, comme bien des Québécois, d’être un hockeyeur professionnel. En revenant de l’école, je me dépêchais à faire mes devoirs pour aller jouer au hockey-balle et me prendre pour Wayne Gretzky, Theoren Fleury, Mats Naslund ou autres joueurs de taille modeste de mon époque. Du hockey, j’en mangeais et j’en mange encore, comme simple partisan ou hockeyeur amateur.

 

HLM Parlant de hockeyeur amateur, on raconte que tu te débrouilles plutôt bien sur une patinoire. Partages-tu cet avis ?  

PB Je suis très conscient de mes limites en tant que joueur, mais lorsque je joue, je le fais toujours avec passion et je tente toujours de m’améliorer dans le plus de facettes possible. Le plaisir que j’ai à me retrouver sur une patinoire, à me concentrer sur rien d’autre que la rondelle et les coéquipiers avec lesquels j’évolue, est une échappatoire qui me permet de penser à tout, sauf à la job. Si t’es dans mon équipe, je vais te la mettre sur la palette et tu vas être mon meilleur coéquipier, mais si on s’affronte, tu vas peut-être me détester car je suis assez intense parfois et ça se peut qu’on aille se bagarrer pour la rondelle dans le coin de la patinoire !

 

HLM Quels sont tes premiers souvenirs marquants en lien avec le hockey ?

PB Vers l’âge de huit ou neuf ans, j’avais tourné, par chez moi en Outaouais, un commercial avec Stéphane Richer, qui était alors une grande vedette avec le Canadien. Le tournage n’avait duré qu’une ou deux journées, mais il m’avait adopté comme si j’étais son p’tit frère. On avait eu une séance photo au vieux Forum de Montréal et il m’avait fait visiter le vestiaire. J’étais assis à son casier et j’étais près de joueurs tels que Guy Carbonneau, Patrick Roy et Claude Lemieux. À l’époque, je jouais au niveau novice et on faisait encore la rotation des positions au sein de notre équipe. J’étais allé voir Roy et je lui avais demandé ‘Quand t’es arrivé dans la Ligue nationale, à quelle position aurais-tu voulu jouer ?’ Il m’avait répondu, en riant ‘Eh bien… celle gardien de but ?’ Dans ma tête, vu que c’était comme ça chez les novices, c’était la même chose dans la Ligue nationale ! Avec le recul, je me suis trouvé à la fois naïf et charmant.

 

HLM Tu entretiens une amitié de longue date avec Daniel Brière. Parle-nous-en un peu.

PB On s’est connu par hasard à l’école secondaire et on est rapidement devenu très près l’un de l’autre. Il est une source d’inspiration pour moi. Il a toujours rêvé d’un métier dans lequel il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus, et il a réussi comme un champion. Il n’a pas seulement été un joueur de la Ligue nationale, mais aussi quelqu’un qui a excellé dans son domaine, comme en témoigne son surnom de Mister Playoffs. Être capable d’élever son niveau de jeu d’un cran lorsque la pression est à son comble, je ne peux qu’être admiratif de ça. Quand je dis qu’il était une inspiration, c’est que je rêvais aussi d’un métier dans lequel les postes se faisaient rares. Quand je le voyais réussir partout où il passait en dépit des obstacles, je me disais qu’avec mes atouts, je parviendrais peut-être à faire ma niche dans mon domaine, moi aussi.

 

HLM Quels sont tes meilleurs souvenirs de sa carrière ? J’imagine que t’as dû assister à quelques-uns de ses matchs au fil des années ?  

PB J’étais au Centre Molson lorsqu’il a marqué son premier but en carrière contre le Canadien, dans l’uniforme des Coyotes, et j’en ai encore des frissons lorsque j’en parle aujourd’hui. À l’époque, il avait un gabarit complètement inhabituel pour un joueur de la Ligue nationale. De le voir marquer le premier d’une longue série de buts contre le CH, c’était magique. J’étais également aux deux Classiques hivernales auxquelles il a participé dans l’uniforme des Flyers. De plus, j’ai aussi vécu ce qui aurait pu s’avérer le plus beau moment de tous, mais qui a finalement été celui qui a été le plus difficile à accepter: la défaite en finale de la coupe Stanley aux dépens des Blackhawks lors du sixième match à Philadelphie, au printemps 2010.

 

HLM J’imagine que l’ambiance devait être moins à la fête que prévu à la conclusion de la soirée…      

PB Le but très étrange de Patrick Kane, en prolongation, a été inscrit sous mes yeux, puisque j’étais assis directement dans ce coin-là. Dix ans plus tard, je me demande encore comment la rondelle a bien pu pénétrer dans le filet. Ce soir-là, je dormais chez Daniel avant de reprendre la route, le lendemain, et il m’avait dit ‘On s’en va chez Chris Pronger, ce soir, pour penser à autre chose. Viens avec nous !’ Dans ma tête, je n’avais pas rapport là, mais il m’avait convaincu de venir avec lui pour se changer les idées. Je me suis donc retrouvé chez Pronger, avec Daniel, Brian Boucher et Matt Carle. Je me demande encore ce que je faisais là-bas, mais les gars n’arrêtaient pas de s’informer à mon sujet et ils voulaient que je leur fasse des jokes. On parlait de tout, sauf de hockey, et je sentais que c’était une façon pour eux d’oublier ce qui venait de se produire quelques heures plus tôt. C’était complètement hors norme !

 

EN TIRS DE BARRAGE

Ton équipe préférée dans la LNH ? Aucune en particulier.

Ton idole de jeunesse ? Wayne Gretzky. Il n’y avait personne pour le battre !

Qui t’impressionne le plus actuellement dans la LNH ? Sidney Crosby et Connor McDavid. Ce sont des évidences-mêmes.

Ton joueur préféré chez le Canadien présentement ? J’aime la promesse, le talent et la fougue d’un Jesperi Kotkaniemi. Brendan Gallagher aussi.

Le plus beau chandail dans la LNH ? Celui des Blackhawks. Je n’ai pas le choix ! Il est beau, beau, beau.

Et celui que tu aimes le moins ? [Hésitation] Le chandail des Blues. Je ne suis pas le plus grand fan, même s’ils ont gagné la coupe Stanley.

En juin prochain, le gagnant de la coupe Stanley sera ? J’ai le goût de dire le Lightning… Mais c’est la réponse facile !

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