En contre-attaque avec… Jean-Sébastien Dea

Tout au long de l’année, Hockey Le Magazine se promène aux quatre coins du Québec afin d’en apprendre davantage sur certains joueurs de la Ligue nationale par le biais d’une série de questions en rafale. Ce mois-ci, partons en contre-attaque avec l’attaquant Jean-Sébastien Dea, de l’organisation des Sabres de Buffalo.

 

Simon Bédard | Hockey Le Magazine

Rédacteur en chef

 

Simon Bédard Ton plus beau souvenir lié au hockey ?

Jean-Sébastien Dea Mon premier but en carrière dans la Ligue nationale. Mon premier match était plaisant, mais je suis une personne qui aime marquer des buts, alors le feeling lorsque j’ai vu la rondelle pénétrer dans le fond du filet était assez spécial.

 

SB Ton idole de jeunesse?

JSD Ça fait toujours drôle à dire, mais c’était Sidney Crosby. Il était incroyable à regarder aller lorsqu’il était dans le junior. C’était spécial de pouvoir le côtoyer avec les Penguins ces dernières années.

 

SB Le plus grand conseil qu’on t’ait prodigué en tant que jeune joueur et qui t’est encore utile aujourd’hui?

JSD De ne pas m’en faire avec l’opinion des gens quant à mon gabarit, par exemple. Il faut simplement croire en soi et je pense que ça fait toute la différence.

 

SB La première chose que tu aies faite à la suite de la signature de ton premier contrat professionnel ?

JSD Je l’ai signé quand j’étais à Pittsburgh, mais on m’avait renvoyé dans le junior, à Rouyn-Noranda, à peine quelques heures plus tard. Je n’ai pas eu la chance de fêter ça trop, trop, mais j’ai pu me reprendre lors de mes plus récentes signatures. [rires]

 

SB As-tu eu une rencontre un peu plus particulière avec un partisan depuis ton arrivée dans la LNH ?

JSD Parfois, lors des périodes d’échauffement avec les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton, dans la Ligue américaine, il y avait des gens qui arboraient des pancartes avec mon nom dessus. Certains d’entre eux pouvaient me demander mon bâton, à l’occasion, et ça m’arrivait de l’autographier avant de leur remettre.

 

SB Quel métier aurais-tu voulu exercer si tu n’avais pas été hockeyeur professionnel ?

JSD J’aurais peut-être voulu avoir une business. J’ai quelques amis qui se sont lancés en affaires, ces dernières années, et ça pourrait peut-être m’intéresser à la conclusion de ma carrière.

 

SB Le plus bel avantage d’être un joueur de la Ligue nationale, à ton avis ?

JSD On est simplement choyé et privilégié de pouvoir jouer dans cette ligue-là. Il y a beaucoup de personnes qui aimeraient être à notre place. C’est important de se le rappeler à tous les jours et d’apprécier chaque moment.

 

SB Le principal désavantage d’être un joueur de la Ligue nationale, à ton avis ?

JSD Ça magane le corps pas mal, disons. C’est donc important de prendre soin de soi et de bien s’entraîner et s’alimenter tout au long de notre carrière. Après tout, une carrière, ce n’est pas bien long et lorsqu’on va avoir 35 ou 40 ans, on ne veut pas être incapable de s’occuper de nos enfants, de voyager, etc. Il faut faire attention !

 

SB As-tu une célébration fétiche lorsque tu marques un but ?

JSD Si on regarde sur YouTube, je fais pas mal toujours la même chose, oui. C’est ma marque de commerce chaque fois que je marque. Ça remonte à mes années dans le junior. J’avais commencé à avoir la même célébration après chaque but et j’ai arrêté de me casser la tête par la suite. [rires]

 

SB Si tu avais la chance de t’adresser à un Jean-Sébastien Dea de 13 ans, quel conseil voudrais-tu lui prodiguer?

JSD Je lui dirais simplement de pourchasser ses rêves et de continuer à croire en lui. Je suis un bel exemple de persévérance. Je ne l’ai pas toujours eu facile depuis mes débuts et je n’ai jamais eu le gabarit le plus imposant. Il y a sûrement beaucoup de jeunes qui sont dans la même situation que moi. Il faut seulement continuer à travailler fort, croire en soi, mettre les bouchées doubles et faire abstraction des bruits extérieurs. Habituellement, lorsque tu travailles et que tu as les bonnes intentions, tu finis par être récompensé.

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