Junior | Alexis Lafrenière espère avoir un rôle de meneur avec Équipe Canada junior

Photo Getty

Il n’y a pas que des désavantages à être né en automne dans l’univers du hockey. S’il avait vu le jour quelques semaines plus tôt, Alexis Lafrenière serait vraisemblablement dans la Ligue nationale cette saison, aux côtés des autres surdoués de 18 ans sur la planète.

 

Steve Turcotte | Le Nouvelliste

Collaboration spéciale 

 

Sa date de fête du 11 octobre le condamne plutôt à terroriser, pour une troisième année consécutive, les gardiens de but de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Au grand plaisir, évidemment, de l’Océanic de Rimouski et de ses partisans, qui anticipent un long et passionnant printemps 2020.

 

En prime, il aura le privilège de régler un dossier dans son étincelante feuille de route, avec une deuxième participation au Championnat mondial de hockey junior, du 26 décembre au 5 janvier, en République tchèque.

 

D’ailleurs, ses yeux s’illuminent lorsqu’on lui parle de la tenue de l’évènement.

 

« L’an dernier, ça ne s’est pas terminé comme on le voulait, convient celui qui est étiqueté comme le potentiel premier choix du prochain repêchage de la Ligue nationale, qui aura lieu au Centre Bell à la fin juin. J’aimerais évidemment avoir une autre chance d’y prendre part. Ce serait un très bel honneur que d’être retenu à nouveau. »

 

Une claque au visage

Utilisé dans un rôle de soutien l’an dernier, Lafrenière avait vu Équipe Canada junior être obligée de se contenter d’une sixième place et être éliminée de la ronde des médailles en vertu d’un revers en prolongation contre la Finlande, en quart de finale. Une claque au visage. Une vraie !

 

« On a appris que toutes les équipes sont talentueuses et travaillent avec acharnement à ce tournoi, analyse le jeune surdoué. On avait une équipe vraiment talentueuse, mais ç’a été insuffisant. La compétition est tellement relevée, tu dois avoir la pédale au plancher à chaque match. »

 

Lafrenière ne demanderait pas mieux que de décrocher un rôle plus important pour le prochain tournoi. Chose certaine, il ne se gênerait pas pour partager son immense déception d’il y a un an.

 

« Ce serait tout un honneur d’être l’un des leaders de cette équipe-là, reconnaît-il. Si je reviens, je pourrai partager ce que j’ai appris l’an dernier. »

 

En mode apprentissage

Malgré tout ses succès, il se définit d’abord et avant tout comme un jeune homme qui est toujours en apprentissage.

 

« Je me suis amélioré depuis un an, je suis plus complet dans les deux sens de la patinoire, dit-il. Ça ne m’empêche pas de créer encore plus d’offensive, au contraire. Serge [Beausoleil] a commencé à m’utiliser en désavantage numérique. Ça démontre que je progresse et j’en suis fier. Je peux encore m’améliorer et je suis chanceux d’être avec l’Océanic et Serge. C’est un environnement parfait pour peaufiner mon jeu. »

 

Ce n’est pas un grand secret d’État, Lafrenière est en plein cœur d’une grosse saison. Il veut guider l’Océanic jusqu’à la coupe du Président, il rêve de la médaille d’or au Mondial junior et, à la fin du marathon, il y aura le jugement des recruteurs. Beaucoup de pression, donc, pour un jeune homme de 18 ans, même s’il est un surdoué.

 

« Je m’étais préparé à ça en travaillant très fort dans le gymnase au cours de l’été, assure le joueur de l’Océanic. J’ai gagné en force et en vitesse. Pour le reste, j’essaie de ne pas me mettre de pression supplémentaire inutilement. Je prends les choses une par une et je veux profiter de chaque occasion, que ce soit un entraînement ou un match, pour m’améliorer. »

 

Dans quelques semaines, c’est sur la plus grande scène de hockey junior qui soit qu’il aura la chance de démontrer tous ces progrès réalisés depuis un an.

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