Le rêve éveillé de Samuel Blais

Photo: courtoisie famille Blais

La vie de Samuel Blais a changé du tout au tout au cours de la dernière année. En fait, la carrière du hockeyeur originaire de Montmagny a pris un envol qui a surpris tout le monde, y compris le principal intéressé lui-même. La consécration ultime est survenue le 12 juin dernier, alors que les Blues ont gagné la toute première coupe Stanley de leur histoire dans un septième match disputé face aux Bruins, au TD Garden de Boston. Entrevue.

 

Jasmin Leroux | Hockey Le Magazine

Collaboration spéciale

 

« Ç’a été une période estivale assez courte et mouvementée, mais c’est certain que ç’a valu la peine ! C’est le rêve de tout joueur de hockey, de gagner la coupe Stanley, et j’ai pu le réaliser à ma première année dans le circuit. Je ne pouvais pas demander mieux », affirme Blais d’entrée de jeu.

 

Blais avait disputé 11 matchs avec les Blues en 2017-2018, mais c’est véritablement la saison dernière que sa carrière a pris son envol, alors qu’il a pris part à 32 parties de saison régulière et 15 de séries éliminatoires dans la Ligue nationale. Il a ainsi pu faire partie du groupe spécial que formaient les Blues de 2018-2019. Âgé de 23 ans et ayant eu un parcours atypique au hockey mineur, il sait ce que cette conquête signifie pour lui.

 

« En finale de l’Association Ouest, je jouais contre Joe Thornton, un gars qui est dans la Ligue nationale depuis 20 ans et qui n’a jamais pu remporter la coupe jusqu’ici. Moi, dès ma première année, j’ai pu la gagner. Je réalise que ça n’arrivera pas à tous les ans et que c’est spécial », s’émerveille-t-il.

 

Lors du septième et ultime match de la finale, remporté 4-1 par St. Louis, le numéro 9 a passé un peu plus de huit minutes sur la patinoire, préservant un différentiel de +1. Une victoire qui a permis aux Blues de vivre un premier triomphe dans l’histoire de cette concession dont la fondation remonte à 1967.

 

« La parade à St. Louis était incroyable ! Les gens sont fiers de leur équipe et il y avait beaucoup de personnes. C’était spécial de pouvoir vivre ça et de faire partie de ce groupe », reconnaît celui qu’on a rebaptisé Sammy dans la Ligue nationale.

 

Un élément déclencheur

Amateurs, si vous aviez osé parier sur une conquête de la coupe Stanley par les Blues, le 1er janvier dernier, vous avez probablement empoché beaucoup d’argent en juin ! Après tout, l’équipe du Missouri croupissait au dernier rang du classement général de la Ligue nationale au début de la nouvelle année. Craig Berube, qui avait pris les rênes de la formation en novembre en remplacement de Mike Yeo, a finalement vu ses efforts être récompensés à partir du mois de janvier, alors que l’équipe a effectué une spectaculaire remontée au classement pour se faufiler en séries.

 

« Le changement d’entraîneur a été bénéfique pour nous. Ç’a comme été un élément déclencheur et on n’a pas regardé en arrière par la suite. En début de saison, la confiance dans le groupe était moins élevée. Il y avait du stress et beaucoup de nouveaux joueurs. Mais quand nous avons commencé à aller de l’avant, tout a bien été », analyse l’attaquant de 6 pi 2 po et de 205 lb.

 

Il faut dire que Blais se plait dans le système préconisé par son coach. N’oublions pas qu’il retrouvait en Berube un allié de taille, puisqu’il l’avait dirigé dans la Ligue américaine, à Chicago, en 2016-2017.

 

« J’avais eu une bonne année sous ses ordres, et c’est un entraîneur qui me fait confiance. On se connait depuis quelques années, et même s’il a des critiques sur mon jeu qui font partie de la game, on travaille bien ensemble. Il communique aussi bien avec les jeunes qu’avec les vétérans », opine-t-il.

 

Un modèle pour la communauté

Il y a un an, bien peu de gens auraient pu croire que Samuel Blais ramènerait le gros bol argenté à Montmagny à l’été 2019. C’est pourtant ce qui s’est produit. Une journée que le principal intéressé n’est pas près d’oublier.

 

« La communauté de Montmagny a toujours été là pour moi et elle m’a toujours supporté. De ramener la coupe à la maison, c’était très important pour moi et ç’a surtout été une journée incroyable, une journée parfaite », se souvient le choix de sixième ronde (176e au total) des Blues en 2014.

 

Le Québécois est bien conscient que dorénavant, plus rien ne sera comme avant. Pour toujours, il sera présenté et reconnu comme étant un champion de la coupe Stanley et le parcours atypique qu’on lui connaît fait de lui un modèle pour les jeunes qui veulent s’accrocher à leur rêve.

 

« Si je peux aider les gens, c’est bien tant mieux. Ça n’a pas toujours été facile pour moi. C’est cliché, mais je n’ai jamais abandonné et j’ai travaillé fort pour obtenir ce que je désirais. Dans ce temps-là, de bonnes choses peuvent survenir et cette coupe Stanley, c’est un bonbon pour le travail que j’ai fait au cours des dernières années. »

 

Une consécration bien méritée pour le jeune attaquant des Blues!

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